Depuis que les pluies diluviennes de l’hiver 2004 eurent emporté la passerelle de fortune qui reliait les deux principales rives de la commune, El-Adjiba s’est retrouvée de fait séparée de la grande partie de sa population. Alors, pour atteindre son chef-lieu de commune, cette dernière se trouve contrainte d’effectuer un détour de plus d’une dizaine de kilomètres. Chose qui, par la suite, oblige ces citoyens à rallier d’autres localités pour s’approvisionner et ne prennent la destination de leur municipalité que pour un besoin administratif. Devant cet état de fait, les responsables municipaux ont pris le soin de saisir les services de la wilaya dans l’espoir d’arracher l’enveloppe conséquente à même de rétablir la situation. En effet, une somme de trois cent millions de centimes a été octroyée par la wilaya pour engager les travaux. Du coup, ces élus locaux ont renoncé à cette démarche et ont jeté leur dévolu sur la réalisation d’un pont carrossable qui, non seulement reliera de nouveau ces deux rives, mais sera aussi d’une grande utilité dans les années à venir après l’achèvement du projet d’autoroute. Dans le cas où celle proposition serait retenue lors de la session d’arbitrage au niveau de la wilaya pour l’année 2007, ce pont jouera le rôle d’un dédoublement de la RN 5 et connaîtra, sans aucun doute, un trafic dense étant donné que la bretelle d’autoroute est prévue au niveau de cette commune. Avec tous les avantages qu’il pourrait offrir à cette région, l’on se demande alors pourquoi on fait retarder l’exécution de cette proposition ? Les quelques éléments d’information que nous avons recueillis auprès de certains responsables communaux affirment que l’étude géotechnique de ce projet est achevée et sa régularisation a été effectuée avec la bagatelle somme de soixante-dix millions de centimes dégagée par la wilaya dans le cadre des PCD complémentaires. Un geste de bon augure et bien accueilli par la population qui voit en lui un signe de bonne volonté pour une prise en charge réelle et effective de cette doléance qui ne fera que redorer le blason de cette commune pour retrouver son image d’antan.
M. Smaïl
