Le chômage et les perspectives dans le monde de l’emploi ont constitué le thème central d’un meeting organisé par la Coordination communale du mouvement associatif d’Amizour au niveau du quartier populaire Bombara. Les intervenants ont dressé un tableau sombre en matière de projets d’investissement dans cette commune, se référant ainsi au taux de chômage « qui peut atteindre les 50% » et la situation socio-économique « peu reluisante » de cette région. Dans une déclaration sanctionnant cette action de travail de proximité, ce mouvement associatif tire la sonnette d’alarme « quant aux conséquences fâcheuses qui peuvent découler du marasme épouvantable qui sclérose d’une façon chronique le potentienl humain et intellectuel que recèle la commune d’Amizour. » Dans le même document, les entraves bureaucratiques « qui pèsent lourdement comme une chape de plomb sur les projets structurants à Amizour » ont été dénoncées et les pouvoirs publics sont exhortés à « revoir et réviser les instruments d’aménagement du territoire de la commune ».
A titre d’exemple, le PDAU de cette municipalité les considère comme « obsolètes » et, selon un opérateur économique local « à l’origine du blocage de certains projets d’investissement » ayant pour conséquence d’hypothéquer l’attraction des capitaux pour les investissements productifs et la perte de plusieurs postes d’emploi au détriment des chômeurs de la commune et ce, au moment où l’embellie financière nationale atteint des sommets inédits.
N. Touati
