Cela fait un mois que le service de la Protection maternelle et infantile du centre de santé de Saharidj a cessé de fonctionner pour faute de personnel.
L’infirmière affectée à ce service a été rappelée au secteur sanitaire de M’chedellah pour renforcer l’effectif du service maternité qui accuse un déficit en personnel qualifié selon des sources proches du secteur. « Pincer la moustache pour renforcer la barbe », tel est le dicton local qui résume ce genre de gestion et décrit la situation de ce secteur sanitaire.
Rappelons que ce service (PMI) de Saharidj a, en plus des vaccins des nouveau-nés, pas moins de 280 dossiers concernant les espacements de naissances et autres suivis de grossesses ainsi que toute autre soin lié au domaine gynécologique et prévention pour une commune qui compte six importants villages ainsi que le non moins important chef-lieu de la commune. Amputé du service PMI, le centre de santé de Saharidj se retrouve réduit au statut de simple salle de soins avec une prestation qui se limite aux injections et changements de pansements en plus des visites médicales dont les moyens en possession du médecin lui permettent à peine de délivrer des ordonnances ou rédiger des lettres d’orientation.
Si l’on se penche sur le rendement du centre de santé de Saharidj, on arrive sans conteste au résultat que les dépenses engagées pour les salaires du personnel, l’entretien et les charges (électricité, eau, gaz) sont loin d’être justifiées par un équivalent en prestations.
C’est un édifice qui, à ce stade, finirait par devenir un simple décor dans un proche avenir. Nous apprenons qu’une lettre de protestation, après réclamations des citoyens, a été adressée par l’APC au directeur du secteur sanitaire de M’chedallah, mais ce directeur est-il en mesure d’y remédier ? Sachant que les affectations au recrutement sont du ressort du DSP, le directeur du secteur sanitaire ne peut qu’essayer de faire fonctionner les services avec les « moyens de bord ».
Quand il s’agit de la santé de la population, le « rafistolage » doit être banni, le centre de santé de Saharidj doit faire l’objet d’une attention particulière et sans délais.
Omar Soualah