l Il s’en est allé, discrètement, quinqugénaire, à la surprise générale, de façon inattendue, sans le dire, sans avertir, laissant pantois dans leurs douleurs, ses proches, ses parents, ses anciens coéquipiers de football, ses innombrables amis, il s’en est allé pour ne plus revenir. Youcef Cheriki, l’ex-vedette, l’ex-star des stades s’en est allé d’ici-bas. L’homme affable, courtois que tout le monde respectait et vénérait comme un dieu, sur les stades ou dans la vie courante, était toute modestie. Il était ainsi fait, l’enfant de l’ex-Mirabeau, sa ville natale. Il s’en est allé le footballeur racé, le technicien achevé, le milieu offensif complet, le joueur de rêve que les clubs de son époque convoitaient. Il s’en est allé Youcef Cheriki, le modeste, le simple, l’homme qui respectait tous ces concitoyens, de quelque classe qu’ils soient, pour lui ils étaient tous égaux, et ils lui rendaient la pareille respectant grandeur de sa personnalité et de sa simplicité. Toute cette foule d’amis venue lui dire adieu s’est déplacée de loin, de partout sitôt la nouvelle décès connue (de Khemis Miliana, d’Alger, de Tizi Ouzou, de Boghni… ). L’homme disparu avait fait le bonheur dans les stades en division Une à l’ex-DNC Alger, au SKAF de Khemis Miliana et surtout à l’ex-pépinière de sa ville natale, l’USM Draâ Ben Khedda. Il s’en est allé, modestement croyait-il, certainement comme il avait l’habitude d’incarner toutes ces qualités humaines sur sa personne, à travers sa région natale, ou partout ailleurs où il a eu à mettre les pieds. L’icône de la modestie, de la sagesse, de la courtoisie, l’homme affable de Draâ Ben Khedda, cette race d’hommes sportifs rare de nos jours, s’en est allé à jamais. L’immense foule venue lui rendre hommage et lui jeter un dernier regard lui qui incarnait la bonté de la créature divine de l’humain qu’il était a, en quelque, sorte « trahi » toute la simplicité que Youcef Cheriki imprimait à lui-même, illustrant en revanche la grandeur de l’âme et de l’homme qu’il était sans jamais s’en vanter. Cette immense foule est venue dire ses prières de rahma à l’âme du disparu. Ces prières, en leur for intérieur pour Youcef, étaient la moindre des choses que pouvaient lui offrir ceux qui le pleuraient, « pour toi Youcef, même si tu n’en as pas tant besoin, tant le Miséricordieux t’as conçu chair et os, de Rahma ». Ainsi pensent tes ancien coéquipiers Ali Belhadj de Boghni, anciens de la JSK, Hamid Benbouteldja, de l’ex-DNC, Amriou Rachid, Nordine Hameg, Ramdane Boufatis de l’USMDBK et tant et tant d’autres encore, avec cette foule venue s’associer à la douleur de ta famille. Adieu, Youcef et à l’au-delà. « A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons ».
Antar Boufatis
