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Colloque sur les réformes économiques de deuxième génération

La question des réformes économiques actuelles et le constat d’échec des institutions financières internationales polarisent l’attention des participants au 1er Colloque international organisé dans cette optique, ces lundi et mardi par l’université M’hmed-Bougara de Boumerdès à la salle de conférences de l’INH.

Regroupés dans deux ateliers, les différents intervenants ont fait lors de la journée d’hier le bilan de la première génération des réformes économiques menées en Algérie entre 1998 et 1995, avant d’analyser le concept de la bonne gouvernance, clé de tout développement économico-social.

Même si l’on tient compte de la (bonne) appréciation par le FMI concernant la première phase des réformes économiques en question, on a constaté que celles-ci n’ont guère profité aux larges couches de la société.

Et la croissance économique reste chez nous en deçà des attentes, ont conclu de nombreux intervenants imputant cet échec à la persistance de la corruption en plus des blocages bureaucratiques auxquels sont toujours confrontés les investisseurs.

A retenir l’intervention de l’économiste égyptienne Abdelfateh Fardj qui a rappelé l’expérience de son pays en matière d’encouragement des initiatives dans le domaine économique : exonération d’impôts durant dix ans pour les investisseurs dans certaines régions de la haute Egypte et suppression des tarifs douaniers dans le domaine des échanges commerciaux.

Une telle expérience peut donner un essor à l’économie algérienne où les investisseurs visent selon elle le profit à long terme, contrairement à l’Egypte où l’on cherche plutôt le gain facile.

D’autres professeurs algériens, à l’instar de Araba et Nedjari, ont précisé que jusque-là les réformes ont généré les équilibres macro-économiques imposées par le FMI. Reste l’annonce d’un réel développement basée sur la planification à long terme et exigeant la bonne gouvernance. Mais comment se libérer du système bureaucratique, mettre fin à la corruption gangrènant les institutions ? Ce serait l’ordre du jour des ateliers programmés pour aujourd’hui a-t-on expliqué.

Salim Haddou

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