La Dépêche de Kabylie : Après avoir entraîné les cadettes, vous avez repris la compétition en tant que joueur avec les seniors. Comment cela se passe-t-il ?
Riad Antar : Il y a une bonne ambiance avec les jeunes. Avec mon expérience, j’essaye d’encadrer les jeunes pour réaliser de bons résultats.
Il y a, paraît-il, neuf joueurs qui auraient quitté le club
C’est vrai. C’est même un peu dommage mais Allah ghaleb. Les clubs formateurs ne sont pas protégés. Personnellement, je ne suis pas contre le fait qu’un joueur quitte le NCB pour un autre club, à condition de protéger le club formateur. On ne peut pas livrer gratuitement un joueur qu’on a formé pendant dix ans. Sinon, il n’ y aura plus de club formateur.
En tant que joueur, qu’apportez-vous au NCB ?
Un plus peut-être. J’essayerai de motiver les jeunes et les encourager. Il ne faut pas oublier qu’il y a des joueurs qui étaient encore cadets l’année passée.
En plus de votre statut de joueur, vous aidez aussi l’entraîneur
Nous, on essaye de faciliter la tâche à l’entraîneur, parce que les jeunes manquent un peu d’expérience. Donc, on essaye d’aider un peu l’entraîneur. En tout cas, chacun essaye de donner le maximum de soi.
Quel sera l’objectif du club pour cette année ?
Nous avons un objectif à long terme. Vu la tranche d’âge, on n’espère pas de résultats immédiats. D’ici deux ou trois ans, on pourra prétendre jouer les premiers rôles.
Que diriez-vous aux cadettes que vous avez entraînées l’année passée ?
Justement, elle me manquent un peu. Mais, elles sont entre de bonnes mains, en l’occurrence, Madjid Mouzaïa. Il va beaucoup apporter à l’équipe. Moi, je leur souhaite beaucoup de réussites à toutes, car elles ont beaucoup de qualité.
Et pour conclure ?
Je souhaite que les autorités pensent aux clubs formateurs. Il faut qu’il y ait des lois pour les protéger. Sinon, il n’y aura plus de joueurs qui vont émerger. Avec une bonne politique de gestion, le volleyball aura son mot à dire dans les années prochaines.
Propos recueillis par Tarik Amirouchen
