Les retards considérables pour la livraison des 150 logements de l’AADL de Tadmaït mènent aujourd’hui à des conséquences imprévisibles. « Ces logements sont désormais insuffisants pour la population », a avancé un élu APC. En effet, ni les remontrances du chef de l’Etat, Bouteflika, lors de sa visite à Tadmaït un certain 18 septembre 2005, ni celles du wali, Hocine Mazouz, en visite à deux reprises, n’ont pu faire accélérer les travaux. L’entreprise réalisatrice semble se complaire dans le même rythme, c’est-à-dire « Doucement le matin et pas trop vite le soir ». Elle est sur plusieurs fronts et en de nombreux endroits.
Notre interlocuteur explique le fait que l’exode rural qui s’accentue pour diverses raisons, dont le transport scolaire, engendre d’autres besoins en logements en ville, et la formule du RAP n’a pas réussi à Tadmaït à cause des contributions personnelles. Cette formule est remplacée par le LSP.
Ce dernier ne touche pas tout le monde. Le crédit bancaire doit être remboursé un jour ou l’autre, mais le citoyen, de condition sociale modeste ne pourra jamais honorer ce remboursement d’autant plus s’il n’a pas de travail fixe et durable.
Dans ces conditions, les APC n’arriveront jamais au bout de leurs peines. Les dettes qui touchent la majorité des APC ne sont pas épongées, et ce, malgré les appels incessants des concernées. Les budgets alloués aux municipalités ne règlent même pas le dixième des problèmes vécus par une commune qui dépasse les 12 000 habitants. La réfection totale doit parvenir au plus vite. La classification doit être officielle et définitive car ce chemin relie non seulement deux communes (DBK et Tadmaït) mais aussi deux wilayas, Tizi Ouzou et Boumerdès, étant donné qu’il mène vers Naciria, du côté Sud. Aujourd’hui, on ne doit pas nous avancer le problème d’insécurité pour l’entreprise qui serait engagée. Les citoyens sont prêts à sécuriser le matériel.
Ce qui est probablement fait. Par contre, l’insécurité se situe au niveau des débits de boissons alcoolisées, des lieux de débauche, de la délinquance. Ces fléaux se propagent même dans les villages jadis paisibles et qui ignoraient ce genre de fléaux sociaux. « Nous ne cessons pas d’attirer l’attention des pouvoirs publics ». Des bouteilles de bière vides de voient partout : elles remplissent les fossés et autres espaces. Le poste de la sûreté urbaine n’est pas pour demain. Les travaux ne s’accélèrent pas. Les constructions illicites ont besoin de l’intervention de la force publique après diverses mises en demeure. Mais en vain. Aucune suite et les constructions se poursuivent, par contre. La municipalité se retrouve devant un fait accompli. « Lors de ces deux visites officielles, ici, dans la commune de Tadmaït, le wali a écouté nos doléances. Nous trouvons auprès de lui une bouée de sauvetage, contrairement à ses prédécesseurs. Le travail qui se fait actuellement, ici, à Tadmaït, trouve appui sur la bonne volonté et la compréhension de M. le wali que nous, élus, remercions vivement pour sa bonne écoute et sa disponibilité ». Le problème crucial de l’oued Sebaou revient avec acuité. La nappe phréatique est en danger permanent : le niveau baisse. Les autorités sont interpellées.
Mohand N’Tighilt
