Si cette année scolaire a plus ou moins démarré sous de bons auspices, elle n’a pas manqué de défrayer la chronique, tant le bricolage est toujours de mise dans quelques contrées déshéritées de la commune de Béni Maouche.
En effet, nous avons appris que le manque d’élèves dans les écoles d’Ighzer Oubellout et de Tala Tinzar a amené les responsables locaux à procéder au jumelage de… trois niveaux différents.
Si cette procédure officielle est de mise pour deux niveaux dont le contenu des enseignements est rapproché, il n’est guère évident pour ceux qui ont un programme totalement différent. Malgré cet aléa, rendant impossible l’acte pédagogique, on a pu créer dans ces écoles des classes hybrides qui regroupent les élèves de 1re, 2e et 3e année élémentaire sous la pression des parents qui ne sont pas arrivés à admettre la fermeture de l’école du village.
C’est donc malgré les assurances de l’inspecteur de la circonscription qui a donné toutes les garanties pour la prise en charge des bambins qui devaient être transférés vers un autre établissement, que les parents ont insisté pour le maintien de l’ouverture de cette école qui compte une dizaine d’apprenants seulement.
En ce moment, on ne peut savoir comment se fait l’enseignement dans ces classes jumelées et à quoi s’adonne l’enseignant, quand on sait que la transmission du savoir ne peut se faire dans des conditions aussi insolites. Qui osera alors parler des résultats ?
A. M. Arezki