Les bouchées doubles mais…

Le moins que l’on puisse dire à propos de la reprise des travaux par l’entreprise chargée de la réalisation de la première tranche de ce projet (M’chedallah – Saharidj) un tronçon de sept (7) kilomètres sur les 20 km du projet global est un redémarrage sur les chapeaux de roues pour essayer de rattraper le temps perdu et réduire le retard. Le délai initial expirerait vers la fin du mois de décembre. Quoi que ferait cette entreprise, elle ne pourrait jamais livrer cette tranche dans les délais et risquer de tomber sous le coup des pénalités du retard. La livraison de cette première tranche n’interveindrait que vers la fin de l’hiver, et à condition que le même rythme des avancements des travaux actuels soit maintenu. Pendant ce temps, le calvaire des usagers de la route secondaire sur laquelle est déviée la circulation ne fait qu’augmenter avec l’entrée de plain-pied dans la période hivernale, cette route secondaire « Ighzer Bouzal » est presque impraticable avec ses innombrables nids-de-poules, des fissures par endroit, affaissements du talus et enfin des descentes à 95e et des virages en épingles à cheveux, bref c’est une route très dangereuse qui n’a bénéficié d’aucun aménagement ou entretien en prévision de son utilisation durant toute la durée des travaux sur la RN 30 qui risquent de s’étaler sur plusieurs mois encore. Cet état de faits, qui met quotidiennement la vie des milliers d’usagers de cette déviation, en danger, est dû à une défaillance humaine qui s’explique par la légèreté avec laquelle les services concernés ont procédé au bâclage, l’organisation « expéditive » de cette besogne qui est l’ouverture de cette voie de communication pour toute la daïra et l’ensemble des six (06) villages de la commune de Saharidj, en plus des autres routes allant ou venant du versant nord du Djurdjura, c’est souligner le peu d’importance accordée à la sécurité et au bien-être des populations par ceux-là mêmes dont la mission est d’y veiller. Que se passerait il en cas d’importantes chutes de neiges ? C’est une question qui doit perturber le sommeil des autorités locales, qui doivent se préparer à toutes éventualités du lieu de verser dans l’improvisation devant la moindre contrainte et feindre la surprise. Réfectionner cette route secondaire ne nécessite pas de grands moyens ni de grosses dépenses pour la rendre moins dangereuse.

Omar Soualah