Certains disent qu’elles viennent de M’sila, d’autres affirment qu’elles sont de BBA, elles sont de nouveau là faisant du porte à porte pour prédire l’avenir et proposer des amulettes (harz) ou des potions magiques. Quant elles sont en face d’une ménagère naïve, elles se reconvertissent en mendiantes, mais à la vue d’un homme qui vient leur ouvrir la porte, elles disparaissent dans la nature sans que nul ne sache ce qu’elles peuvent fabriquer dans des lieux discrets. Elles ne réapparaissent qu’en fin de journée, pour repartir en prenant le même fourgon de transport de voyageurs qui les ramènent le matin, un véhicule immatriculé hors wilaya.
Qui sont-elles ? Sur leurs traits n’apparaît aucun signe de pauvreté, bien au contraire, elles donnent l’impression d’être bien nourries, jeunes et alertes dans leurs gestes, sous leurs châles, des vêtements de luxe. A travers les colonnes de la Dépêche de Kabylie,nous avions attiré l’attention sur ce groupe de jeunes filles qui écumaient la région de M’chedallah durant l’été, suite à quoi, elles ont disparues pendant plusieurs mois et voilà qu’elles réapparaissent cette semaine et reprennent leur comportement louche.
Nul besoin d’’être un fin limier pour déduire que ces femmes étrangères à la région, s’exprimant en arabe, sont loin d’être dans le camouflage et couverture.
Elles s’adonnent sans doute à d’autres activités inavouables comme si le fléau de la drogue ne suffisait pas à lui seul. Ces femmes, ayant des comportements à risque, doivent se faire depister de toute urgence. Dans le cas de ces “femmes insolites”, l’argument de l’absence du “flagrant délit” (justification brandie à bout de bras) ne tient plus la route. Elles ne sont pas accompagnées, elles sont jeunes avec un comportement et des gestes qui ne trompent pas, elles représentent un danger public.
O. S.
