Chaque année, le 25 novembre, à l’occasion de la Journée internationale pour la lutte contre la violence exercée contre les femmes, on revient sur ce phénomène qui gangrène de nombreux pays, y compris les pays développés.
En Algérie, la Gendarmerie nationale fait état pour les dix premiers mois de l’année en cours de 627 cas de violences exercées contre des femmes : agressions à l’arme blanche, viols, séquestration, rapt… 25 de ces femmes ont succombé aux blessures qui leur ont été infligées. Cette année, en plus des cas classiques d’agression, il s’est ajouté, cette année, un nouveau phénomène, concernant les femmes travailleuses : le harcèlement sexuel.
Au cours de la célébration de cette journée par la Commission nationale des femmes travailleuses, affiliée à l’UGTA, de nombreux cas ont été rapportées par les intervenantes. Des femmes doivent, pour garder leur poste, ou bénéficier d’une promotion, céder aux sollicitations de supérieurs hiérarchiques.
Le phénomène semble très répandu mais les femmes qui ont en sont victimes n’en parlent pas, par peur des représailles. On se souvient du cas des enseignantes de Constantine qui se sont plaintes de leur directeur… et qui ont été suspendues, en même temps que lui ! Il y a aussi la réprobation sociale, et chez beaucoup de femmes, la peur de se voir interdire par leurs parents ou leurs conjoint de travailler.
Le code pénal algérien punit, dans son article 341, le harcèlement sexuel, mais comme l’ont souligné les participants à la journée, il demande à être amendé, dans le sens d’un durcissement des sanctions.
S. Aït Larba