On s’y attendait un peu, après la tenue, le 11 décembre dernier, à l’hôpital Mohammed Nédir de Tizi Ouzou, du colloque international sur la greffe d’organes : le plus grand hôpital de la Wilaya allait procéder, comme d’autres hôpitaux du pays, à des greffes rénales.
C’est chose faite depuis quelques jours : un premier patient a été greffé, et avec succès ! Un homme, qui souffrait d’insuffisance rénale, a reçu le rein de sa sœur. Désormais, il ne s’astreindra plus aux épuisantes séances d’hémodialyse, tant redoutées par les patients, il ne s’exposera plus, non plus, aux risques qu’elle comporte. C’est dire l’espoir et la joie de vivre redonnée à un citoyen, c’est dire aussi l’espoir que l’opération suscite chez ces centaines de malades… Et ce n’est pas : l’hôpital Nedir effectuera dans un avenir proche, d’autres transplantations d’organes : poumons, cornées… L’équipe médicale qui a procédé à la greffe a démontré sa compétence, mais au-delà de l’exploit réalisé mercredi dernier, c’est une leçon à tirer : les compétences ne manquent pas en Algérie, dans le domaine médical comme dans les autres, il faut seulement mettre à la portée des praticiens et des chercheurs, les moyens matériels qu’il faut. Il faut surtout placer à la tête des établissements des gestionnaires compétents qui, plutôt que de se préoccuper uniquement de leurs carrières ou de chercher à se remplir les poches, songent à l’intérêt des entreprises qui leur sont confiées et au bien être des citoyens.
Le reste est une affaire de spécialistes, et, Dieu merci, il y en a de bons, et même de très bons en Algérie !
S. Aït Larba
