Tout comme chaque année, l’hiver est redouté pour ses maladies, notamment la grippe. La saison hivernale qui s’est installée tardivement a surpris plus d’un. Si les vieilles personnes sont épargnées ces derniers temps en raison de la disponibilité du vaccin antigrippal, il n’en est pas de même pour les enfants en bas âge et les adolescents. En effet, ces derniers jours, le nombre de patients atteints de la grippe a dépassé de très loin celui atteint de la même maladie au mois de novembre. Il suffit de faire un tour à la polyclinique de la ville ou chez les médecins privés pour en savoir plus sur cette maladie. « C’est tout à fait normal. Il y a un changement de temps brusque. Il est recommandé aux parents de couvrir leurs enfants et de leur servir des tisanes chaudes et des aliments contenant de la vitamine C telles les oranges », nous a déclaré un médecin de la localité. Dans les établissements scolaires, on a constaté que le taux d’absence pour ce mois a presque triplé. « C’est pour la première fois depuis le début de l’année que j’ai un nombre d’absents aussi important. Chaque jour, des élèves se présentent avec des certificats médicaux. Des élèves qui ne sont pas adeptes d’absentéisme sont portés absents durant toute la semaine », nous a signalé une enseignante du primaire. Effectivement, le constat est le même dans les autres localités de la daïra. Il y a lieu de signaler, d’autre part, que dans de nombreuses écoles rurales, le manque de fuel ne permet pas le chauffagé. « Les poêles à mazout sont trop vieux. Ils ne fonctionnent même pas. Quand au fuel, on nous livre un à deux fûts par hiver. Il est temps de penser à donner l’autonomie de gestion aux écoles primaires tout comme les collèges et les lycées », pense un directeur d’une école primaire à Aït Yahia Moussa. En cette période, il est donc recommandé aux parents, notamment ceux dont les enfants fréquentent des écoles loin de chez eux, de les couvrir. On ne peut parler pour le moment d’une épidémie mais il est tout de même nécessaire de prendre des décisions à même de faire reculer cette maladie.
A. O.
