l Rebondissement dans l’affaire des deux quintaux de kif saisis, vendredi, au port de Béjaïa.
L’enquête déclenchée par les services de sécurité pourrait aboutir à l’indexation de larges complicités au sein des corps des douanes et de la police des frontières.En effet le «convoyeur»,B.S.,né en 1952 à Annaba;a été interpellé hier dans la ville d’ El-Kala; et transféré vers Bejaïa.
La police auditionne, depuis lundi en fin d’après-midi, huit douaniers et un officier de la PAF dans le cadre de cette affaire. Ce dernier, sur lequel pèseraient de lourds soupçons, aurait été aperçu en compagnie du convoyeur de la drogue saisie quelque temps après que celui-ci ait faussé compagnie aux agents de contrôle sans plus jamais donner signe de vie. Hier, en début de soirée, aucune des personnes auditionnées n’avait encore été présentée devant le parquet pour une éventuelle inculpation.
Le mystère demeure entier quant aux raisons qui ont poussé les agents de contrôle aux frontières à laisser filer un voyageur dont le véhicule s’avérera bourré de drogue.
La version initiale des faits indiquait que, soupçonneux, les agents de contrôle avaient demandé à un voyageur qui s’apprêtait à embarquer un fourgon dans un bateau en partance pour Marseille d’aller humer l’air en attendant la fouille de son véhicule. Le voyageur, porteur d’un passeport algérien délivré par une autorité consulaire en France, s’exécute sans jamais se retourner. Et pour cause, son fourgon dissimulait quelque 193 kg de kif traité.
B. B.
