Ressurgissant encore l’avant-veille de cet Aïd el Adha, les hordes de l’islamisme armé ont simultanément perpétré deux attentats meurtriers, l’un à l’explosif et l’autre à l’arme automatique dans les départements de Boumerdès et Bouira.
Bilan des deux actes ignobles : un mort et trois blessés, dont un grièvement.
Bombe dans un stade
Le premier attentat s’est produit jeudi dernier en milieu d’après-midi à l’intérieur du stade municipal de Baghlia, 45 km à l’est de Boumerdès. Là, une forte explosion fut entendue alors que l’équipe locale de football jouait (déjà) depuis plus d’un quart d’heure contre un club de la wilaya de Béjaïa.
Enveloppée dans un sac en plastique, une bombe artisanale de forte puissance a été déposée, selon nos sources, sur la toiture des vestiaires du stade en question. Elle a explosé aux environs de 15 h 30, blessant mortellement un policier en faction. Les éclats du même engin meurtrier ont atteint également deux jeunes qui se trouvaient, à cet instant précis, à quelques mètres du périmètre ciblé. Pris de panique et redoutant sans doute l’explosion d’autres bombes, de nombreux supporters couraient dans tous les sens sans savoir où aller. La rencontre sportive fut aussitôt arrêtée. Admis au pavillon des urgences d’un hôpital de la périphérie, le policier âgé de 35 ans et originaire de l’est du pays succombera quelques minutes plus tard à ses blessures. Les deux autres civils blessés sont hors de danger, a-t-on indiqué.
Au cours de la même journée, vers 22 h, des coups de feu ont été entendus au centre-ville de Boumerdès, précisément à l’intersection d’El Kerma (ex-Figuier). Des policiers y ont repoussé, a-t-on signalé, un groupuscule de terroristes qui tentaient de s’approcher d’un quartier avoisinant. Il y eut également une fausse alerte à la bombe, le lendemain, au centre de Chaâbet El Ameur. Mais dans la même nuit, aux environs de 2 h du matin, une patrouille de l’ANP sera victime d’une attaque terroriste qui a mortellement blessé un de ses éléments, non loin du village de Maâla, 40 km à l’ouest de Bouira. Les militaires effectuaient à ce moment précis une opération de reconnaissance à proximité du barrage de Koudiet Asserdoune, lorsqu’ils furent surpris par des rafales d’armes automatiques provenant d’un coin boisé. L’ANP déplore, là, un blessé grave dans ses rangs, suite à ce mécompte. Et aucune information n’a filtré sur son redéploiement, le lendemain, dans cette contrée.
Salim Haddou
