La situation sécuritaire en Algérie a connu une nette amélioration l’année passée, à en croire le bilan récent établit par la presse.
En effet, le décompte du nombre de morts dans des attentats terroristes pour l’année écoulée affiche le nombre de 400 personnes tuées. Un chiffre en nette régression par rapport à l’année 2005, où il a été enregistré 480 morts. En 2006, les forces de l’ordre ont mis hors d’état de nuire 178 terroristes. Ce bilan aussi, a baissé par rapport aux 215 islamistes armés abattus en 2005. Ce qui démontre une régression importante du nombre de terroristes encore en activité.
Le nombre des membres des forces de sécurité, appartenant aux différents corps, a connu, quant à lui, une légère baisse aussi, allant de 170 en 2005 à 142 en 2006.
Le nombre de terroristes abattus par les forces de l’ordre durant les deux années écoulées, c’est-à-dire 2005 et 2006, est de l’ordre de 393. Ainsi, prés de la moitié des effectifs du GSPC, en se referant du moins aux estimations du ministère de l’Intérieur, ont été mis hors d’état de nuire. Ce qui accrédite de l’autre coté, la thèse qui affirme de l’existence de nouvelles recrues au sein du GSPC, du moins dans la région de Boumerdès, où il continue encore à sévir, à l’image du policier assassiné par balles avant-hier prés de Baghlia.
Au regard du nombre de réseaux de soutien au terrorisme démantelé, le long de l’année écoulée dans la région de Boumerdès et Bouira, ainsi qu’à Saida, dans l’Ouest du pays, il est fort probable que le GSPC s’est rabattu sur ces éléments en activité dans les réseaux de soutien, pour renouveler son effectif armé, qui a connu une forte hémorragie durant les deux années 2005 et 2006.
Le plus grand nombre d’attentats terroristes a été notamment, perpétré au centre du pays, particulièrement dans les régions de Boumerdès, où plusieurs attentats à l’explosif ont été enregistrés, dans la wilaya de Béjaïa, où des policiers ont été assassinés en plein centre de la ville d’El-Kseur, Bouira ainsi que Ain Defla, où 7 gardes communaux ont été tués à Ouled Allel près de Meliana et 6 autres gardes ont été ciblés par un attentat à l’explosif prés de Balaas, relevant de la daïra de Ain Defla. Les endroits ciblés par des attentats terroristes durant l’année 2006, démontre la fin du GIA, organisation terroriste qui a été à l’origine des massacres collectifs durant les années 90 et qui a été créée par Abdelhak Layada, dit aussi « Tôllier » de Baraki, qui a bénéficié des mesures de clémence de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale. Toutefois, les attentats récurrents enregistrés dans l’ex-zone II du GIA, renseignent sur les velléités de l’Emir Droudkal, pour maintenir une poche d’activité terroriste dans le centre du pays, malgré les coups sévères que les forces de sécurité lui ont asséné le long des deux dernières années. Le même constat est valable pour la région du Ouarsenis, où le groupe de Salim El Afghani, anciennement » Katibat El Ahoual « , devenu » Houmat Daawa Salafia « , avant de rejoindre le GSPC. Aussi, il est à noter que le peu d’actes terroriste enregistré dans la région de Médéa confirme les informations imputées à des repentis, qui ont fait part de la mort de l’Emir Souan, qui a été à la tête du groupe « Djihadiste » de djebel El Louh.
A souligner par ailleurs, que le nombre de morts par le fait d’attentats terroristes à connu une courbe descendante depuis 2004, où le bilan officiel a fait état de 500 morts, par rapport à cette année où le nombre de morts n’a pas dépassé les 400. Cependant, il est à relever que le GSPC a essayé de réviser sa stratégie vers la fin de l’année écoulée, en tentant de perpétrer des attentas dans la capitale, à l’image des deux attentats à l’explosif qui ont ciblé deux commissariats, situés dans la périphérie d’Alger et celui qui a ciblé un véhicule de transport de travailleurs à Bouchaoui, faisant un mort et 8 blessés.
Ait Azouaou