Un contrat pour la démolition et la récupération des restes des trois unités de liquéfaction du gaz détruites par l’incendie survenu en 2004, au niveau du complexe pétrochimique de Skikda, a été signé hier à Alger entre Sonatrach et la société française Delair Navarra. D’un montant de 16,5 millions d’euros, pour une durée de 24 mois, le contrat comprend, entre autres, le démontage et la démolition des restes des installations des trois unités (20, 30 et 40) constituées essentiellement de gros équipements et matériels (grosses chaudières, compresseurs, colonnes de séparation….), l’extraction des ballons et de toutes les canalisations souterraines, ainsi que le nettoyage. Il s’agit aussi de travaux de remblayage, de compactage et de bétonnage des parties déterrées, de remise en état du système de drainage des eaux pluviales existant et de nettoyage et remise en état des sites d’implantation de ces unités. Le recours à cette société française, qui jouit d’une très grande expérience dans le domaine de la démolition des unités industrielles, n’a pas été fortuit, du moins selon les propos des dirigeants de Sonatrach. Et pour cause, les travaux de démolition nécessitent un savoir-faire technologique et des moyens de manutention importants, compte tenu des gros équipements à démonter, et du fait que les travaux se déroulent dans un complexe d’exploitation. Présent à cette cérémonie, le président-directeur général de la plus grande société nationale, M Meziane, a saisi cette occasion à la volée, pour indiquer que « la loi 05/07 sur les hydrocarbures nous impose de réhabiliter l’ensemble des infrastructures ainsi que leurs sécurisations » et d’ajouter : « Nos installations sont construites aux normes internationales et nationales, mais le risque zéro n’est pas à exclure ». La convention englobe aussi la reprise par l’entrepreneur de tous les équipements, matériels et matériaux issus de la démolition. Pour mémoire, la plate-forme du complexe GL1K de Skikda a fait l’objet d’une explosion accidentelle le 19 janvier 2004, où trois unités sur les six que comptait le complexe avaient été soufflées, engendrant la perte de 26 employés et 74 blessés.
Salah Ben
