Nous, anciens élèves de l’école primaire de Maison-Blanche, très touchés par le décès de Denise Calvet, notre institutrice de jadis, présentons à ses enfants nos condoléances les plus attristées et les soutenons fraternellement dans cette dure épreuve.
Ainsi, cette dame au grand cœur s’est éteinte à l’âge de 98 ans à Aix-en-Provence. Monsieur et Madame Calvet s’installèrent à Maison-Blanche en 1934, venant de Rivet. Le couple a rayonné durant de longues années sur l’enseignement primaire au village de Maison-Blanche, et ce dans la pure tradition de l’école Jules Ferry.
Ils nous ont fait connaître les vertus de la lecture, les monuments de la littérature française, les bienfaits de l’éducation civique, le goût de l’effort, bref, ils nous avaient tracé les chemins menant à la réussite et la coexistence pacifique avec autrui.
Pour paraphraser Mouloud Feraoun nous nous rappelons comme si cela datait d’hier du comportement humaniste et courageux de M. Calvet devant les exactions des militaires français, surtout le jour où ces derniers avaient violemment interpellé Aâmi Boualem Benrabah (Allah yarahmou) dans sa boutique ou encore l’attitude digne de Madame Calvet qui n’a cessé de pleurer son élève Kaddour Zaouch, tué au maquis, exposé ostensiblement et indécemment sur la place publique.
Combien d’élèves de ce village de lumière ont réussi brillamment leur carrière. combien d’élèves de Madame Calvet manient encore à la perfection la langue d’Alexandre Dumas.
Si aujourd’hui Denise Calvet nous a quittés, son œuvre a été accomplie. Aussi, nous disons à ses enfants : Paul, Jean-Pierre, André, Colette, Marie, Odile, Bernard, François et Anne que l’ombre angélique et bienfaitrice de leur mère planera encore pour longtemps du côté de l’école communale de Maison-Blanche.
