Combien de fois l’avons-nous rapporté dans ces mêmes colonnes ? Le secteur de l’éducation est le plus développé dans cette commune qui, au lendemain de l’indépendance, ne comptait qu’une ou deux écoles. En effet, aujourd’hui, elle totalise pas moins de quatorze écoles primaires, trois collèges d’enseignement moyen et un autre qui sera bientôt réceptionné, ainsi qu’un lycée en chantier. Pour l’enseignement primaire, chaque hameau, pour ne pas dire chaque village a son école. Le seul village où les petits chérubins continuent à se déplacer environ deux kilomètres par jour est Ath Ouacifs, mais après les démarches du comité de village, les autorités municipales ont tout de même répondu à cette revendication légitime.
“Nous avons tout fait pour acheter un terrain qui nous a coûté quatre-vingt-trois millions de centimes. L’école primaire est lancée”, nous avait confié l’administrateur communal qui a géré cette APC de 2002 à 2005. Avec la réalisation de cette école, les petits enfants de ce village n’iront plus à Ath Rahmoune, un autre village situé à deux kilomètres de chez eux.
Dans cette commune rurale, il y a un manque en matière de ramassage scolaire car le parc roulant de la municipalité est vétuste. Tout de même, les autorités locales déploient des efforts pour assurer ce moyen notamment aux collégiens et aux lycéens qui se rendent à Draâ El Mizan. Les parents d’élèves d’Ath Ouacifs réclament toujours le transport. A ce sujet, nous avons contacté le premier adjoint au maire.
Ce dernier nous a déclaré qu’il avait proposé au comité de trouver un fourgon qui sera pris en charge par l’APC afin de transporter ces collégiens jusqu’à Ath Rahmoune pour prendre le camion communal avec leurs camarades. “Nous ne pouvons pas dégager un camion jusqu’à ce village en raison du mauvais état de la route”, a précisé par ailleurs notre interlocuteur. Le problème de transport sera réglé une fois que le CEM base 4 et le lycée seront opérationnels.
Amar Ouramdane
