Une ville qui attend son embellie

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En dépit du fait que les autorités locales assurent à qui veut les entendre que la ville de M’chedallah verra incessamment son image embellie, avec en prime le lancement de projets d’aménagement urbain prévus pour l’année en cours, l’agglomération continue à exhiber son visage hideux. En effet, une tournée au niveau du chef-lieu de la daïra, l’un des plus importants centres urbains de toute la région, renseigne amplement sur l’état de dégradation qui y règne.

Des chaussées cabossées et à peine carrossables et de vieilles constructions en torchis font le décor de la ville. Même dans les cités réalisées tout récemment, la fange et la gadoue font office de décor. Quant aux espaces verts, c’est plutôt un autre rêve que la population continue à bercer. Cela va sans dire que les responsables locaux et à leur tête ceux de l’APC de M’chedallah, doivent aller au plus vite et adopter un plan global d’aménagement qui donnera à cette ville la beauté qu’elle mérite.

D’autre part, le bannissement des constructions illicites et la destruction des anciennes cités coloniales s’imposent comme une priorité absolue. Cela si on veut que l’ex-Maillot ait l’image reflétant sa grandeur d’antan. Les moyens ne sont pas ce qui manquent; surtout que le gouvernement, sur instruction du président de la République, ne cesse de crier haut et fort sa volonté d’en finir avec les fameuses cités “bidons”, avec en toile de fond des perspectives allant dans le sens de la mise en œuvre de plans modernes d’aménagement des villes.

Cela dit, la ville de M’chedallah ne doit pas demeurer en reste car son importance justifie, à tout point de vue, une prise en charge sérieuse avec en prime des budgets à la hauteur de la demande. M’chedallah, de par son importance régionale, est sans conteste un pôle et une capitale de province qui mérite autant d’égard de la part des autorités compétentes. De là, apparaît le besoin d’aller plus vite et de prévoir un nouveau plan d’aménagement de cette ville qui mettra un terme à la dégradation ayant régné jusque-là. Les Imcheddalen ne s’attendent, d’ailleurs, qu’à un geste dans ce sens, car ayant, depuis toujours, posé la question de savoir pourquoi leur ville demeure parmi les plus défavorisées, comparativement aux autres villes de son rang, à l’échelle de la wilaya.

L. Khaber

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