La “chaouarma” se fait une place

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Sidi Aïch a désormais, un revendeur de “chaouarma”. Les gourmands ont déjà l’eau à la bouche. La “chaouarma” est un plat ancestral, qui a vu le jour en Grèce et qui a fait tout le Moyen-Orient et d’autres coins de la terre avant de se propager dans notre pays. Ce n’est que ces dernières années que nos grandes villes à l’instar d’Oran et Alger, ont vu cette “fameuse bouffe” vraiment y prendre place. Bien qu’elle soit relativement chère (100 DA) par rapport à d’autres casse-croûtes, son goût délicieux attire les clients. Parfois elle supplante même les traditionnels sandwiches chez bon nombre de gargotiers.

Ce plat de “l’ailleurs” est de la viande rôtie préparée soigneusement avec des ingrédients telle que la tomate. Les pièces de viande, de volaille ou de gibier sont cuites à petit feu et servies, souvent, dans du pain traditionnel ou galette. La restauration en Algérie, est rarement bien faite. Comme si la gastronomie ne représentait pas une priorité pour les citoyens. Même si notre société fait de la consommation une grande raison de vivre, l’art de savourer est toujours absent.

Peut-être que c’est une culture que l’on n’a pas, ou c’est la vie rude que mène l’écrasante majorité de la population qui laissent inaccessibles tant de belles choses.

Cependant la bonne volonté finit toujours par avoir raison des incommensurables entraves de tout bords. En Kabylie et ailleurs des gens bougent et tentent de faire se réaliser les songes les plus grands. Toutefois, les choses les plus simples de la vie peuvent s’avérer très compliquées. Surtout lorsque les gens sont livrés à eux-mêmes.

Depuis quelques mois la petite ville de Sidi Aïch, située dans la vallé de la Soummam, a son revendeur de “chaouarma”.

Celui qui passe par la rue principale de la ville ne peut rester indifférent à l’odeur de la viande rôtie qui l’invite et l’attire.

Le mercredi ; jour du marché hebdomadaire, on peut même avoir du mal à voir l’intérieur de la boite, vu le nombre de personnes qui attendent leur tour. C’est un Algérois qui a importé de la capitale ce délicieux plat. C’est peut-être l’une des premières personnes dans la wilaya de Bgayet à faire une chose pareille.

Une initiative louable. Chez lui, le client est très bien servi. Malgré la foule de personnes qui fait la queue quotidiennement, tout le monde est satisfait. “C’est la première fois que Sidi Aïch a droit à un vrai restaurant. C’est un fast food pas très spacieux mais ses services sont énormes. L’hygiène et les grands sourires de ceux qui travaillent ici sont remarquables. j’ai mangé dans plusieurs restaurants du pays et je vous assure que celui-là fait partie des meilleurs”, estime un jeune de la région.

Certains garçons se bousculent pour goûter le “plat étrange” comme préfère l’appeler l’un d’eux. Ainsi se concrétise le rêve d’un jeune qui a pu investir dans la restauration et réussir.

Son but n’est pas seulement de se faire de l’argent mais d’offrir un bon service et de satisfaire ses clients. C’est un exemple à suivre à l’ère du laisser-aller généralisé.

Yasmine Chérifi

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