Après de vaines sollicitations pour un arbitrage de l’Académie d’Alger, les enseignants en grève du lycée Emir-Abdelkader à Alger, au nombre de quarante, continuent toujours de revendiquer le départ du chef de leur établissement, ainsi que leurs droits « pétrifiés depuis déjà trois ans ». Les enseignants en grève estiment que leurs revendications n’ont pas encore été prises en considération.
A cet effet, ces derniers se sont largement exprimés dans une lettre qu’ils ont adressée, hier, à la présidence, au chef du gouvernement, au ministère de l’Education nationale, ainsi qu’au wali de la wilaya d’Alger. Les membres grévistes n’ont pas manqué d’exposer dans leur lettre tous les problèmes dont ils souffrent ces derniers temps. « Le chef de l’établissement exerce des pressions sur les enseignants » lit-on dans la lettre. De plus, « les dépassements de cette directrice vont jusqu’à obliger l’ensemble des enseignants à saluer le drapeau national chaque matin, même si certains enseignants ne donnent pas cours le matin, et celui qui n’obéit pas à ce fait, fait tout de suite l’objet d’un rapport » explique l’un des enseignants en grève.
Apparemment, ce ne sont pas uniquement les enseignants qui sont victime de « l’autoritarisme » de la première responsable du lycée Emir- Abdelkader, elle « s’en prend également aux élèves de l’établissement et n’arrête pas d’exercer des pressions sur eux », lit-on encore une fois dans la lettre. Les enseignants en grève estiment que le maintien de la grève ainsi que la lettre adressée aux hauts responsables sont les meilleurs moyens pour se faire entendre et pouvoir mettre fin à leur situation embarrassante.
Kahina Oumeziani