Le Président Abdelaziz Bouteflika a donné le ton officiel à l’ouverture de « Alger, capitale de la culture arabe », en procédant à l’ouverture de la manifestation, hier au Palais des Nations à Alger, en présence de Amr Moussa, secrétaire général de la Ligue arabe.
Le président de la République a saisi cette occasion pour réhabiliter une autre fête célébrée la veille, celle du Nouvel An amazigh, Yennayer.
« L’ouverture de cette rencontre le jour de l’An amazigh, qui célèbre l’intronisation du Berbère Sheshnaq 1er sur l’Egypte, il y a de cela 2957 ans, est, en soi, un symbole et un rappel de cette diversité qui est un gage de la vitalité culturelle », a dit entre autre le Président qui exclut le fait que la culture se décrète.
Abdelaziz Bouteflika qui rappelle que « le vide culturel est vite remplacé par une vision religieuse anachronique et haineuse, exploitée au service de stratégies violentes, dont l’objectif est d’arriver au pouvoir. Ces stratégies se sont accentuées, pendant la décennie noire en Algérie, ce qui a fait des hommes de culture une cible privilégiée d’un terrorisme aveugle (…) « .
L’occasion a été saisie, aussi, par Bouteflika pour rendre hommage aux nombreux écrivains algériens, travaillant dans les deux langues, arabe et française, à l’image de Ahlem Mosteghanemi, Abdelhamid Benhadouga, Mohand Arkoun, Mouloud Mammeri, Frantz Fanon et surtout Assia Djebar, dont il félicite l’entrée à l’Académie française et qui dit-il, “même en écrivant dans la langue de Voltaire », son âme reste « algérienne ».
Le chef de l’Etat a également appelé les professionnels à mettre en œuvre une politique du livre.
Ali B.
