Le collectif des citoyens d’Akbou s’indigne

Dans une déclaration dont une copie nous a été remise, le collectif des citoyens d’Akbou dénonce, s’indigne et condamne le saccage de la fresque portant l’effigie du défunt Haroun Mohamed. Fresque érigée face au lycée Haroun tel que rebaptisé par les aârchs au plus fort des évènements de Kabylie. « Fresque saccagée une fois de plus par des mains invisibles et qui dissimulent mal la lâcheté de leurs auteurs », commence le texte de la déclaration.

« En effet, cet acte indigne est une insulte à la mémoire de feu Haroun Mohamed, militant de l’amazighité et des causes justes, et constitue une provocation de plus contre la région de Kabylie », nous disent Sofiane Adjlane et Saïd Salhi, anciens délégués du Mouvement citoyen akboucien.

Nos deux interlocuteurs poursuivent, tel que repris par la déclaration : « L’acharnement contre les portraits de Matoub et de Haroun, à Akbou, déjà saccagés à la veille du 20 avril passé et cette fois-ci à la veille de Yennayer, n’est pas fortuit. Akbou, fière de son digne fils qui a porté haut l’étendard de l’amazighité au prix fort de sa vie, ne peut se taire devant cette agression ».

Les rédacteurs de la déclaration condamnent « avec force les valets et les commanditaires de l’acte et appellent la population à rester vigilante pour défendre les acquis arrachés de luttes de longue haleine et à faire barrage aux fossoyeurs et tenants du révisionnisme, haineux et revanchards », soulignent-ils.

Une fresque peut toujours être effacée ; par contre, Haroun et les symboles ne peuvent être diminués car ils demeurent toujours vivants dans nos cœurs. « Leur combat sera perpétué », termine la déclaration.

Taous Yettou