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Larbaâ Nath Irathen n’oublie pas l’évènement

Cette association, fraîchement créée, a tenu à marquer l’événement correspondant au Nouvel An amazigh. Le programme qui s’est déroulé au Centre culturel, a comporté deux pièces de théâtre, Assas et Si Cherif, qui ont été jouées par la troupe Thiregwa d’Aït Yacoub. Dans l’après-midi, une conférence a été animée par M. Hocine portant sur l’historique de Yennayer, les rites de sa célébration, et sa signification à l’heure de la mondialisation culturelle. Le thème a suscité la curiosité de la frange juvénile., Lycéens et collégiens n’ont pas manqué de manifester leur intérêt par une participation remarquée aux débats.

C’est dans la salle du rez-de-chaussée qu’a eu lieu une exposition portant sur la cuisine traditionnelle kabyle. Les visiteurs ont pu découvrir de nombreux plats lequels, il n’y pas si longtemps faisaient partie de l’alimentation quotidienne des rudes montagnards de Kabylie. Ainsi, on a pu voir exposés des plats de thighrifine, iamsamane, thahaddourth et avelvoul (qui est un couscous à base d’orge renommé pour ses vertus laxatives et nutritives) ainsi que différentes sortes de pains kabyles à base de semoule de blé et à base de l’huile d’olive. Ces mets; qui cumulent des qualités organoleptiques à la richesse nutritive et ayant nourri de nombreuses générations, sont, hélas, de moins en moins cuisinés par les Kabyles qui, à l’heure des mutations socio-familiales importantes, adoptent des modes de consommations plus “modernes”. Beaucoup de jeunes visiteurs voyaient pour la première fois certains mets. A la fin de l’exposition, ils ont pu se retremper avec bonheur dans ces saveurs millénaires.

Cette année, Yennayer n’a pas endossé ses habits d’hiver. Il a fait un temps printanier mais les traditionnels offrandes de couscous, bien de chez nous, ont été au rendez-vous particulièrement dans les villages, où la convivialité s’abreuve encore aux sources d’un atavisme communautaire.

M. Amarouche

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