C’est un véritable défi que vient de lancer le chef de daïra de Boghni en diffusant il y a quelques jours un avis portant à la connaissance des habitants que la commission de daïra d’attribution des logements sociaux, en étroite collaboration avec l’APC ainsi que les représentants de la société civile, procédera incessamment à la désignation des bénéficiaires des 223 logements sociaux locatifs à Boghni. Ces logements, dont une grande partie est en cours de réalisation et d’autres qui ont fait l’objet de squattage lors des évènements du Printemps noir, sont répartis dans l’avis affiché en plusieurs endroits de la ville comme suit : 24 logements et 30 autres à Tirmitine, 40 logements et 50 supplémentaires à Ichiouache, un bloc de 24 unités à la cité des 100 logements, 17 en plus situés dans la cité ex-Souk El Fellah et enfin un autre quota de 30 et 8 logements toujours à proximité du village de Tirmitine où sont concentrés les projets du secteur de l’habitat. De ce fait, toutes personnes intéressées, et dans le cas de Boghni elles sont au demeurant très nombreuses à vouloir un toit décent, notamment les habitants de certaines cités-bidonvilles, doivent se rapprocher « des services de la commune pour retrait des formulaires nécessaires et qui doivent être renseignés et complétés par un dossier ». Ce délai fixé pour le dépôt des dossiers ne doit pas dépasser le 31 mars 2007 et en même temps le postulant devra justifier qu’ils n’a pas été bénéficiaire auparavant de l’aide de l’état à l’auto-construction ou là l’habitat rural et qu’il n’a jamais bénéficié de logement social. Donc, ne peut accéder à ce type de logement que les demandeurs répondant aux critères de sélection et d’attribution fixés par les règlements en vigueur.
Mais la question que se sont posée de nombreux observateurs à Boghni après le lancement de cet avis est de savoir comment la commission de daïra pourra résoudre l’épineux problème des squatters et, en parallèle, attribuer des logements qui, en fait, ne sont pas encore achevés. La réponse, nous l’aurons le jour où la commission de daïra siégera à cet effet.
M. Haddadi
