Suite à l’affichage des résultats obtenus par les élèves du lycée de Beni Maouche, on a constaté que le premier trimestre de cette année scolaire a été bénéfique pour les filles au détriment des garçons qui semblent être à la traîne. En effet, sur 84 élèves récompensés, 61 sont des filles et la palme revient à Akila Ben Méziane qui a pu obtenir un tonitruant 15,61 de moyenne trimestrielle en sa qualité d’élève scolarisée en deuxième année dans la toute nouvelle filière des sciences expérimentales. Interrogé sur ce que peut cacher ce phénomène des filles qui émergent du lot, un représentant de l’Association des parents d’élèves a déclaré que « les filles des campagnes sont conscientes qu’elles n’ont que les études pour sortir de leur isolement et garantir leur avenir. Elles n’ont surtout que les études pour pouvoir continuer à voir la lumière du soleil, autrement c’est les quatre murs de la maison parentale qui les étoufferont en attendant un prétendant ». En effet, sans repères ni aucun idéal, encore moins une quelconque aspiration, les filles de Beni Maouche semblent vouloir joindre l’utile à l’agréable en tablant sur une réussite dans les études, synonyme de réussite dans la vie. Pour revenir aux résultats enregistrés dans cet établissement du secondaire, il est à signaler qu’ils frisent la catastrophe car, sur un total de 550 élèves scolarisés, il n’y que 84 qui ont pu être récompensés, au moment où le nombre d’élèves avertis ou blâmés est inimaginable. Un élève, approché par nos soins, nous a révélé que « ce résultat n’est pas le fruit du hasard ni une quelconque malédiction, il est tributaire de l’instabilité que connaît ce lycée dont la caractéristique principale est la valse incessante des enseignants qui défilent et qui se relaient sans cesse ». Depuis la rentrée à ce jour, ce sont quelque 15 enseignants qui ont été remplacés pour une raison ou pour une autre, déroutant par là des apprenants restés pantois et loin de toute concentration.
A. M. Arezki
