Produits périmés sur le marché

De temps à autre, il nous arrive de remarquer une affiche invitant les citoyens à ne pas consommer tel produit ou tel médicament qui peut s’avérer dangereux pour la santé.

La dernière mise en garde porte sur les ananas importées du Kenya. En ce début d’année, des marchands venus, d’on ne sait d’où, nous proposent des produit à des prix défiant toute concurrence.

Toutes ces denrées ayant atteint leur date de péremption, donc invendables, font leur apparition sur les marchés hebdomadaires où personne ne risque de s’en inquiéter.

Cependant, à y voir de plus près, nous remarquons que sur les boîtes de biscuits comme sur les tablettes de chocolat, la date de péremption a été soigneusement effacée par le commerçant, ce qui veut dire que la responsabilité de ce dernier est totalement engagée si le consommateur venait à être intoxiqué.

Certains vous diront : « Vous n’êtes pas obligé d’acheter ». Si certaines personnes instruites prennent des précautions avant de faire leurs achats, d’autres, tels que les vieux, se font arnaquer facilement.

Si pour certains produits, le risque est nul, la date-limite de consommation altère seulement le goût, il n’en est pas de même pour les laitages, le thon avarié en boîte dont le danger sur la santé des consommateur est avéré.

Ces marchands ambulants qui exhibent ces marchandises au vu et au su de tous sont-ils autorisés à vendre à l’air libre des marchandises qui n’ont leur place que dans les frigos ?

L’hygiène ne fait malheureusement pas défaut au marché seulement. « Les vendeurs de casse-croûte » ne semblent pas non plus inquiets des conditions déplorables dans lesquelles se trouvent leurs gargotes. Ils sont en effet très nombreux en ville, ces restaurateurs dont le gain passe avant toute autre considération.

D’ailleurs, c’est dans l’un de ces commerces que Karim, un fonctionnaire obligé de se restaurer chaque jour, a été victime, il y a peu, d’une intoxication alimentaire qui l’a envoyé à l’hôpital.

Il nous montre ses bras où les traces d’injections et de boutons sont encore visibles. Le mal lui est venu de son péché mignon, à savoir un plat de sardines qu’il n’a pu s’empêcher d’avaler dans une gargote.

Des cas de ce genre ne sont malheureusement pas rares. Les services dont la mission est de veiller sur la santé des consommateurs doivent faire un tour du côté du marché hebdomadaire pour se rendre compte que les produits qui y sont écoulés ne répondent pas toujours aux normes d’hygiène et de qualité alimentaires.

Nacer B.