La Dépêche de Kabylie : Tout d’abord, peut-on savoir de votre part, ce qui a été réalisé avant la clôture de l’exercice précédent ?
l M. Yahiatène : Il faut savoir que notre commune a bénéficié de deux tranches dans le cadre des PCD et estimées financièrement à 38 millions de dinars. Cette somme a servi pour lancer plusieurs projets de développements. La part du lion est revenue au chef-lieu de la commune mais sans pour autant négliger les villages où nous avons réalisé des opérations de revêtement ainsi que la réhabilitation des établissements publics. D’un autre côté, en puisant du budget communal, on a pu intervenir afin de parer à quelques urgences, notamment en matières d’AEP et d’assainissement.
Concernant les projets sectoriels ?
l Le projet le plus important qui nous a été accordé, lequel est entré dans sa première phase de réalisation, est sans doute l’élargissement et le revêtement de la RN 30 B menant vers Tala Guilef et dont le coût est estimé à 12 milliards de centimes.
Sur un autre registre, il y a lieu aussi de signaler le projet de l’amélioration urbaine qui devra démarrer incessamment.
En matière d’alimentation en eau potable de la ville, on peut citer également le projet de la station de dessalement de Tala Oullili.
Parlons un peu du budget communal. Est-ce que l’APC a retrouvé son équilibre financier ?
l Actuellement, nous nous retrouvons avec un budget équilibré et le BS a été approuvé sans déficit grâce à la maîtrise des dépenses qui correspondent aux recettes engrangées par la commune, entre autres les ressources fiscales, la subvention d’équilibre et la location du marché…
Pour cette année, quelles sont vos propositions dans les différents programmes de développement ?
l Le revêtement de 5 km de la route Ighzer n’Chevel-village d’Aït Ali et la réalisation d’une galerie de drainage des eaux pluviales sont des propositions parmi d’autres que nous voulons mettre en œuvre.
Confirmez-vous la fermeture du marché hebdomadaire ?
l Effectivement, il sera fermé partiellement pour permettre sa réhabilitation par des travaux d’aménagement que nous comptons entamer dans le cadre des PCD. La concrétisation de ce projet aura sans doute un impact sur les ressources de la municipalité en améliorant les prix d’adjudication.
Dans le domaine de l’habitat, il y a une grande attente des citoyens de la commune. Comment comptez-vous relancer ce secteur ?
l Il se fera en dynamisant et en activant le lancement du programme LSP pour lequel deux dossiers de permis de construire ont été engagés. Il reste que pour ce projet de 260 logements, il faudra passer par la révision du PDAU.
Sur un autre registre, certains quartiers de Boghni manquent de commodités comme l’eau et le gaz de ville. Quelle est votre idée pour faire face à cette situation ?
l Ce n’est pas facile pour nous de satisfaire toutes les doléances des citoyens. Nous agissons en fonction des limites budgétaires et en fonction de nos moyens. On ne peut pas tout réaliser en un seul exercice. A titre d’exemple, pour les besoins d’amélioration du réseau de distribution d’AEP, il nous faudra plus de 130 millions de dinars.
Passant à un autre sujet très préoccupant et qui concerne l’étouffement de la ville à cause de l’anarchie qui règne en matière de circulation routière. Y a-t-il une solution pour endiguer ce phénomène ?
l Pour les transporteurs, nous avons trouvé une solution pour ceux desservant la ligne de Draâ El Mizan. Pour les autres lignes, nous sommes confrontés au manque d’espaces pour créer d’autres arrêts. S’agissant du manque de fluidité de la circulation dans le périmètre urbain, il faut savoir que l’achèvement du projet de la rocade Est a quelque peu soulagé les usagers de la route. Il y aura davantage d’améliorations lorsque le projet de la rocade Ouest, menant vers le CW 18, sera concrétisé. En perspective, nous pensons à une autre voie de cantonnement qui est au stade de proposition dans le cadre des projets sectoriels.
Enfin, comme chacun le sait, l’APC de Boghni est constituée d’élus issus de 5 formations politiques. Comment se fait-il que jusqu’à présent il n’y a pas d’accrocs entre vous ?
l Tout simplement parce que tout le monde a compris dès le départ que l’intérêt général est au-dessus des intérêts partisans. D’ailleurs, je tiens à remercier l’ensemble des élus pour leur contribution au sein de l’assemblée.
Un dernier mot ?
l Je dis qu’il faut que l’Etat nous aide sur le plan financier par le remboursement des dépenses dues aux dernières augmentations des salaires et le versement aux communes des différentes taxes, tels que la taxe d’assainissement et d’habitation ainsi que leur part en matière de recouvrement des impôts.
Entretien réalisé par M. Haddadi
