L’acheminement du courrier dans les villages et bourgs reculés des régions de la Kabylie n’a pas été toujours une tâche facile pour les postiers exerçant dans leurs localités respectives. Des localités pour la plupart d’entre elles dépourvues de routes ne permettant pas aux facteurs d’accomplir à bien leurs missions. L’absence de noms de rues ou de ruelles accentue davantage le calvaire des hommes d’Algérie Poste, d’autant plus que dans les villages kabyles, nombreuses sont les personnes à porter les mêmes noms et prénoms. Devant cet état de fait, les facteurs sont souvent désemparés. A Takerboust, chef-lieu communal, le facteur de la localité est régulièrement confronté à ce genre de situation. La Journée du 1er mai, qui leur est dédiée chaque année, voit l’organisation ici et là à travers le territoire national, de marathons au chefs-lieux de wilaya. Pour Nacer, facteur de Takerboust, chaque jour est l’occasion pour lui d’effectuer un marathon dans le village. “Avec tous les trajets que je dois faire quotidiennement à travers les routes et ruelles du village pour remettre le courrier à leurs distinataires, j’estime que le 1er mai est une journée pour me reposer”. Malgré que l’administration d’Algérie-Poste ait remis un cyclomoteur au facteur de Takerboust, la tâche quotidienne demeure ardue. En effet, même si la mobylette lui permet de faire sa tournée postale sur les routes cahoteuses du village, il n’en n’est pas de même pour les ruelles abruptes que le facteur doit sillonner à pied. A l’occasion du 1er mai, c’est à tous ces facteurs auxquels nous voulons rendre un vibrant hommage avec les efforts permanents qu’ils fournissent au quotidien.
Djamel. M
