l Il est parmi les plus importants villages de toute la circonscription de Maâtkas. Le village Aït Aïssa Ouziane n’est pourtant pas le mieux loti en matière de développement de par cette précarité et le dénuement dans lesquels les quelque 2 500 villageois végètent. C’est précisément pour dénoncer cet état de fait que son comité de village vient de monter au créneau pour revendiquer de meilleures conditions de vie. Dans une correspondance adressée à la fois aux autorités locales (APC et daïra) et au président de l’APW et dont nous détenons une copie, les responsables du village ont dressé une plate-forme de revendications dont ils exigent la satisfaction dans les meilleurs délais. De prime abord, c’est l’assainissement qui a été cité en priorité. Le comité dudit village estime que c’était l’entrevue qui a eu lieu au niveau de l’APW qui aurait été à l’origine du projet d’assainissement de « Tizi Nzav » au niveau de leur village. Un projet qui aurait été, selon toujours cette correspondance, dévié au profit d’un autre village, Tizi Menous en l’occurrence pour des raisons qui restent à éclaircir à en croire les rédacteurs de la plate-forme de revendications qui n’ont pas omis de rappeler le macabre bilan de l’épidémie de méningite dans leur village en 1985 (8 morts et plusieurs handicapés à vie). Une tragédie qui a été causée par l’insalubrité générale au niveau du village. Ensuite, c’est l’état du chemin communal reliant tout leur secteur au chef-lieu communal qui a été déploré. Un CV dont le bitume est vieux de 18 ans, utilisé par pas moins de 10 000 habitants et qui laisse sérieusement à désirer de par sa dégradation. C’est donc pour la énième fois que les pouvoirs sont sollicités pour tenter de résoudre toutes ces préoccupations, somme toute légitimes, de ce village qui a tant donné durant la révolution.
Idir Lounès
