La Dépêche de Kabylie

Les enseignants interpellent les parents d’élèves

Décidément, le conflit au lycée Emir Abdelkader, qui oppose les enseignants à leur chef d’établissement, ne connaît pas de dénouement. Enfin! pas pour le moment. Les enseignants sont à leur quinzième jour de grève ininterrompue.

Pour rappel, le collectif des enseignants de cet établissement réclame le départ de la directrice, mais n’ont pas eu gains de cause auprès de la tutelle, Sollicité pourtant à maintes reprises, « le ministère adopte la stratégie du pourrissement pour faire plier les enseignants au détriment des élèves ». Effet inéluctable, les enseignants n’ont pas rejoints leurs postes de travail depuis le 6 janvier.

Sans aucune volonté apparente d’ apaiser une situation qui n’a que trop duré. Les enseignants interpellent les parents d’élèves dans une lettre quant au climat de tension que vit le lycée depuis trois ans.

Mme Fatma-Zohra Mansouri, directrice dudit lycée a utilisé, selon les rédacteurs de la lettre, tous les moyens pour faire payer aux « enseignants leur engagements syndical », à savoir : « ponction sur salaires, harcèlement, provocation, mutations arbitraires, fermeture de postes pédagogiques […. ] accusation fallacieuse d’atteinte au drapeau national, pression sur les élèves par la violence et la menace, divulgation de la vie privée des enseignants… » sont le lot quotidien des enseignants et des élèves de cet établissement scolaire, tiennent à préciser les enseignants dans la lettre.

Ces derniers sont déterminés à en découdre avec leur « petit chef zélé » qu’ils accusent de « connivence avec un réseau clientéliste », ce qui explique, selon eux, l’impunité dont jouit la directrice et l’ajournement de son départ au détriment de la sérénité de l’établissement et de l’intérêt des élèves.

Les enseignants se disent prêt au dialogue, mais ils refusent « le marché de dupe » pour trouver une issue salvatrice à cette situation déplorable.

Ils réaffirment que leur action ne cessera pas tant que leurs revendications restent lettre morte, et la tutelle,qui a opté pour l’immobilisme assume « l’entière responsabilité ». Elle « prend en otage élèves et enseignants », estiment-ils.

Enfin, les enseignants considèrent légitime les inquiétudes des parents qu’ils exhortent tout de même, à éxercer des pressions pour l’installation d’un nouveau chef d’établissement, seul préalable pour la reprise des cours.

M. Mouloudj

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