Saleté et manque de civisme

Partout où le regard se pose au niveau du centre urbain de Saharidj faisant également office de chef-lieu de la commune, il est accroché par des tas d’ordures jetés à même le sol et vite éparpillés par le vent et les animaux errants. Et pourtant, s’il y a bien un domaine où les services de l’APC méritent sans conteste un « bon point », c’est celui du ramassage des ordures avec des tournées quotidiennes dans tous les quartiers et les cités, sans exception, qui s’effectue par une équipe de cinq éboueurs lesquels s’acquittent admirablement de leur mission, cette équipe dispose de tous les moyens mécaniques et équipements individuels nécessaire, mais, hélas, c’est compter sans l’incivisme, non pas de quelques énergumènes, vu qu’ils sont nombreux et partout ces sans-gêne, qui jettent leurs ordures ménagères n’importe où et n’importe comment.

Ce qui est incompréhensible et bizarre, c’est de remarquer et de manière répétitive que des citoyens « sortent » leurs ordures cinq minutes après le passage des éboueurs, ces détritus ne seront ramassés qu’au prochain passage de l’équipe des éboueurs le lendemain, soit 24 heures plus tard.

D’autres déversent carrément leurs déchets sur le sol et récupèrent leurs poubelles, de peur qu’elles ne « disparaissent » durant la nuit.

Dans ces tas de déchets on remarque la présence de… sachets vides et intacts ayant servi à des achats divers, ces sachets auraient dû être utilisés pour les ordures mais deviennent à leur tour des déchets enlaidissant la cité. Les commerçants et autres vendeurs ambulants de fruits, légumes et volailles, ajoutent leur grain de sel en abandonnant sur place leurs détritus.

Le programme et les moyens mis en place par l’APC pour ce genre de nettoyage sont pourtant largement suffisants pour que les « citadins » jouent le jeu et contribuent à la propreté de leur ville, indispensable pour leur santé et celle de leurs enfants, dans le cas contraire il serait indispensable d’envisager un système d’amendes pour les récidivistes, comme cela se fait dans tous les pays du monde. « Sevir » pour préserver la santé publique serait bien accueilli par tout le monde, c’est aussi une forme de civisme. Signalons à titre d’exemple que l’unique boulanger de Saharidj a dû réagir énergiquement la semaine écoulée pour éloigner ces sans-gêne qui déversaient leurs ordures par terre à quelques mètres de son local, devant la boulangerie même, d’où ils achètent leur pain.

Un comportement qui se passe de tout commentaire, sinon celui de souhaiter l’intervention des pouvoirs publics.

Omar Soualah