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Les bénéficiaires du programme RHP montent au créneau

Apparemment les années passent, mais les citoyens retenus dans le cadre du programme de résorption de l’habitat précaire ne voient aucune réponse à leurs doléances.

A Draâ El-Mizan, ce programme n’arrive plus à voir le jour. Pourtant, pas moins de quatre cent familles sont concernées en partant de la cité de Maâmar jusqu’à Boufhaima en passant par la ville jusqu’à Tazrout. Selon les comités de village des lieux concernés par cette éradication, il n’y aurait aucune volonté de venir à bout de ce problème. “Nous avons tenu réunion sur réunion avec les autorités locales, et à chaque fois, une nouvelle idée est avancée”, nous a dit un membre du comité de village de Boufhaima. Et d’ajouter : “Comment voulez-vous qu’un citoyen habitant dans un taudis puisse participer avec un apport personnel de quarante millions de centimes pour un logement semi-fini qui lui demanderait encore plus de cinquante million pour sa finition ? C’est une fuite en avant”.

Du côté des élus locaux, ils auraient introduit une demande pour les transférer en logements sociaux, mais cela resterait au stade de proposition car à notre connaissance aucun projet n’est lancé en faveur de ces familles.

Pour ceux de Boufhaima, ils ont saisi par écrit le président de la République et toutes les autres autorités concernées. Une copie de cette doléance est en notre possession. Les protestataires demandent de régler ce problème en urgence car ils ont attendu trop longtemps.

“Nous vivons dans des conditions des plus lamentables. Deux pièces et une cuisine qui datent du lendemain de l’Indépendance. Aujourd’hui, nous nous entassons dans une seule pièce à sept personnes”, nous a confié cet habitant de la cité de Maâmar, une cité de recasement réalisée juste après l’Indépendance pour les personnes déplacées des hameaux et du village d’Imzoughène dont les habitations ont été démolies par l’armée coloniale. Tous les bénéficiaires de ce programme sont surpris par ces lenteurs comme si le président de la République n’avait jamais insisté sur cette éradication de bidonvilles. A la fin, les citoyens qui se sont rapprochés de nous, nous ont demandé de rapporter leur appel au wali. “M. le wali, nous vous sollicitons de venir nous voir quand vous viendrez dans la région. Nous sommes oubliés”, tel est le contenu de cet appel lancé par les citoyens concernés par ce problème.

Amar Ouramdane

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