L’école bgayetie dans l’expectative

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Peut-on se réjouir de l’issue des derniers championnats d’Algérie juniors de Bgayet qui ont intronisé les Bouzera Abbès en 48 kg et Bessah Houari en 75 kg, champions d’Algérie de leurs catégories ?La réponse peut sembler confuse, et être d’un oui catégorique au regard du niveau élevé de cette compétition, où sur, les douze titres mis en jeu, Bgayet en a récolte huit. C’est un exploit donc.Mais au regard de tous les boxeurs engagés dans ces joutes à l’image de Mada Hamou Saïd (3e place), d’Aït Amar Zahir, Benideri Abbes (5e place), et bien d’autres qui ont bien entamé la compétition mais qui ont calé à des niveaux inférieurs tels Takourabet Boussaïd, Lassouag Boussaâd… la réponse ne peut être que non.Il est évident que cette discipline qui était en pole position à l’époque de feu Kouchène a nettement reculé depuis. Avec tous ces jeunes elle est en train de revenir progressivement aux avants-scène et regagner tout le terrain perdu. Avec des écoles, comme celles de Taourirt où Feu Ferhat a placé les jalons d’un travail futur dont Kensi assure la continuité les écoles de Bgayet, d’Akbou… qui a défaut de disposer de grands moyens adéquats, s’investissent dans les jeunes.Avec leurs récents titres, la JST et l’ESA et ceux du MBB en catégorie cadette, c’est toute la boxe qui en tire une fierté de disposer de ces talents sûrs qui peuvent être leurs véritables portes étendards mais aussi toute la boxe nationale qui peut compter sur leur compétence. Ces jeunes travaillent sans relâche et assidûment pour rebâtir cette grande discipline bien à l’ombre des grandes décisions, et des grands et nombreux moyens qui leur font actuellement défaut.Il n’est pas utile de rappeler qu’elles n’ont pas trouvé en face une attention particulière pour se promouvoir. Que ce soit pour les subventions, qui restent absentes ou dérisoires, des salles qui ne répondent à aucune norme et des équipements vétustes dans leurs totalités.

M. O.

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