l Les agents préposés aux guichets de paiements d’Algérie Poste affichent une mine désolée, en informant les usagers qu’aujourd’hui encore (mercredi) « il n’y a pas d’argent ». les chaînes se forment, déjà dehors bien avant l’ouverture qui voit la salle d’attente prise d’assaut. Dans le hall plein à craquer, on ne peut se frayer le passage qu’en jouant des coudes. Même si vous vous présentez pour une opération autre que le retrait d’argent, vous êtes vite découragés par cette foule compacte. Ce qui est compréhensible en cette fin de mois.
Le retard dans le virement des salaires des enseignants qui s’est opéré le même jour que celui des pensions de retraites, n’arrange pas les affaires des postiers qui se voient submergés par cette marée humaine qui ne consent à quitter les lieux que vers la fermeture des guichets. Plus les jours passent plus les besoins se font pressants et les demandeurs d’argent plus nombreux. Les caisses sont vides depuis mardi matin. Ce manque de liquidités, durant deux jours, inquiète certains et irrite d’autres qui ne se gênent pas de hausser le ton : « On demande notre argent sans explications ». Une source au fait de la situation nous informe que le problème se situerait en amont. « La banque qui fournit habituellement notre poste ne dispose pas de suffisamment d’argent pour faire face aux multiples demandes de ses clients ». Aux guichets des agences d’Aït Yahia ou à la poste d’Iferhounene, les usagers se heurtent à la même réponse « il n’y a pas d’argent ». Jusqu’à quand ? personne ne peut ou n’a le droit de le dire car il paraît que pour s’informer, Algérie Poste dispose d’une cellule de communication à Tizi Ouzou, seule habilitée à s’exprimer.
Nacer B.
