Le déclin d’un lycée

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Construit durant l’année 1991, en collège pour une capacité d’accueil de 600 élèves, cet établissement a dû être transformé en lycée en 1997, une solution de fortune à une urgence de la situation. Malgré cette transformation, le lycée est resté tel qu’il était auparavant sans qu’aucune extension ne soit apportée malgré son effectif de 939 lycéens. Devant une telle situation qui n’est pas prête de connaître un quelconque dénouement, l’Association des parents d’élèves (APE) du lycée Foudala n’a pas tardé a réagir dans l’intérêt de l’établissement. Dans une correspondance, l’APE lance un appel au premier responsable du secteur de l’éducation de la wilaya en lui demandant de “fournir dans les meilleurs délais possibles les moyens utiles et nécessaires pour engager les opérations et travaux qui permettront à l’établissement et acquérir le nom légitime et tant attendu : le lycée à la place de son statut actuel qui est tout simplement usurpé”. Parmi les différents points énumérés dans son rapport, l’APE soulève entre-autres, le cas du bloc administratif “qui ne répond aucunement aux normes d’un lycée mais conviendrait juste à une école primaire”.L’inexistence d’un amphithéâtre continue lui aussi, de pénaliser les lycéens et lycéennes privés de ce moyen pourtant indispensable. A propos de la dégradation de la cour de l’établissement, bien que celle-ci, ait bénéficié d’une réfection qui a coûté plus de 50 millions, l’APE demande aussi “le revêtement de cet espace devenu dangereux et impraticable en période hivernale et éviter ainsi par là-même de dépenser de l’argent pour un semblant de revêtement.” A cela s’ajoute l’état des laboratoires qui n’autorise même pas leur ressemblance à des salles tout court, et encore moins à des classe tant leur dégradation y est très avancée. Ces derniers, ne sont plus viables et présentent un aspect désolant pour un établissement du secondaire sensé former des scientifiques.L’exiguïté de l’établissement fait que le sureffectif (42 élèves en moyenne) des classes rend la tâche difficile aux professeurs. Au moment où tout le monde s’attendait à une révision de la carte scolaire du lycée pour l’alléger, un tant soit peu même avec avec ses 23 divisions, voilà que de nouveaux problèmes s’abattent sur le lycée Foudala, pour qui, et d’après M. Naït Amara Boukhalfa, proviseur dudit lycée et en prévision de l’année scolaire 2005/2006, “On a prévu 25 divisions au lieu de 23 et le lycée tournera donc avec 8 classes roulantes”. Dans son courrier, l’APE fera savoir que “le lycée Foudala est sans doute le seul de la région a être dépourvu de logements d’astreinte, considérant que, ceux initialement propriété du lycée ont été détournés au profit d’autres employés d’un autre établissement”. Un impact perturbant et nuisible au bon fonctionnement de l’établissement.

Lahlou Achiou

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