La Dépêche de Kabylie

Les étudiants en droit immobilier s’insurgent

Les étudiants en droit immobilier à l’université de formation continue de Tizi Ouzou s’inquiètent du fait que leurs diplômes de fin de cursus ne soient pas reconnus par les services de la Fonction publique. Depuis plus d’une semaine, cette frange de la communauté estudiantine observe un débrayage pour s’élever contre cette mesure qu’elle considère discriminatoire. « Cette spécialité ne devait pas être incluse dans les programmes de l’UFC si le diplôme n’est pas reconnu », nous ont confié quelques étudiants qui s’interrogent également sur l’introduction de cette filière dans le catalogue de l’UFC alors qu’aujourd’hui des diplômés font face à de multiples entraves bureaucratiques dues à « l’ambiguïté des textes de loi en vigueur ». Ainsi, jusqu’à hier, les étudiants en question continuaient leur piquet de grève pour exprimer leur mécontentement tout en essayant de cerner, petit à petit, tous les contours de ces problèmes qui ne cessent de défrayer la chronique ces jours-ci au sein du milieu universitaire de la capitale du Djurdjura. Les questions sont diverses et multiples : « Comment peut-on rejeter un diplôme obtenu au terme de trois années d’études. J’aurais pour ce qui me concerne opté pour une autre spécialité si on m’avait informé au préalable », clame un étudiant en fin de cycle. D’autre part, les protestataires viennent d’élaborer une déclaration accompagnée d’une pétition à envoyer à la direction générale de la Fonction publique, sollicitant les responsables de cette dernière à plancher sérieusement sur leur cas. Aussi, notons qu’un responsable de la direction de la Fonction publique à la wilaya de Tizi Ouzou, joint avant-hier par téléphone, explique que sa tutelle a la prérogative de se prononcer sur la délivrance de toutes les attestations d’équivalence des diplômes conformément aux textes en vigueur. Cet éclaircissement suffira-t-il à convaincre les protestataires de surseoir à leur action, surtout lorsqu’on sait que leurs prédécesseurs qui seraient candidats à un emploi ont été déboutés pour la « simple raison que leur diplôme n’est pas reconnu ? » Cela dit, le bras de fer risque de se corser entre les étudiants décidés à faire valoir leur droit et leurs responsables.

A. Hafidh

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