Les propositions de l’UGTA

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Le ministre de la Participation et de la Promotion des investissements, Abelhamid Temmar, a invité les représentants du patronat à une réunion, jeudi, afin de débattre de la nouvelle stratégie industrielle et d’échanger les points de vue.

La position de la Centrale syndicale sur la question industrielle est explicitée dans un document de huit pages intitulé “Contribution de l’UGTA à la politique industrielle”, dont la Dépêche de Kabylie a obtenu une copie.

Ainsi, pour la Centrale syndicale, la nouvelle vision de la politique industrielle implique de « redonner un sens aux modes de pilotage pour la pérennité des entreprises et pour un développement réel de leurs activités. La nouvelle politique industrielle soutenue par la puissance publique ne peut que tendre vers l’amélioration de la vie sociale du citoyen, du développement durable et un approfondissement de la cohésion sociale », lit-on dans le document, et qu’ »aujourd’hui, partout dans le monde et surtout dans les pays développés, la puissance publique cherche à mettre à l’abri de la concurrence internationale dominante ses secteurs d’activité au nom de la sécurité ou de la défense des intérêts économiques nationaux”.

À travers la contribution de l’UGTA, il est indiqué que “pour la mise en place d’un tissu industriel performant, cette politique devra également viser à corriger les inégalités régionales, à fixer les populations et résorber les sous-emplois et le chômage”. Pour ce faire, l’UGTA propose trois schémas importants à inclure dans cette politique. Il s’agit de “développer des industries dans un cadre global, en partenariat avec les grandes entreprises industrielles, en l’occurrence l’industrie des ciments, la pharmacie, la mécanique et l’électronique, ainsi que des industries des dérivés des hydrocarbures et le secteur énergétique”. Pour les industries à caractère régional, l’UGTA cite les secteurs de « l’agroalimentaire, les textiles et cuirs, les produits sidérurgiques longs, les engrais et produits phytosanitaires”, alors qu’au niveau local, on évoque les activités venant en appui à l’industrie comme les « services et les PME et PMI”. Elle plaide à travers sa contribution “pour de véritables mesures d’accompagnement de la politique industrielle à travers le traitement de l’endettement des entreprises, la mise en place de centres d’appui techniques aux filières, le développement des actions de normalisation des produits et la consolidation des mécanismes existants, le soutien au financement des investissements de modernisation du secteur industriel par une nouvelle politique de crédit efficace, le développement de l’infrastructure des télécommunications qui contribuera à faciliter le fonctionnement des échanges et à traiter rapidement les données et les informations entre les entreprises et les banques et entre les entreprises elles-mêmes, la modernisation des banques en tant que complément nécessaire et appui aux systèmes de paiement et au traitement des opérations bancaires avec les entreprises, la mobilisation de moyens publics conséquents et adéquats pour dynamiser l’ensemble du tissu industriel et l’utilisation des commandes publiques comme un levier de la relance de l’activité industrielle”. Le document cite, en outre, le climat favorable pour la réussite de la politique industrielle de l’Algérie pour être une puissance industrielle, notamment, aujourd’hui plus que jamais, du fait « qu’elle s’est libérée des contraintes de la dette extérieure, pour peu que les capacités industrielles existantes et à développer s’appuient sur un certain nombre de secteurs dans lesquels l’Algérie possède des entreprises de premier plan, à l’exemple de la mécanique, la chimie, l’acier, la pharmacie, les équipements ferroviaires, l’électronique, l’agroalimentaire, le textile, etc…”, conclut-on, avant de citer l’importance de l’implication de la puissance publique « indispensable à toutes les étapes du déroulement des programmes de la relance industrielle » notamment la nécessité d’une coordination des acteurs,le soutien financier aux entreprises industrielles et particulièrement son intervention concernant le marché où la puissance publique peut intervenir par des commandes.

Yassine Mohelbi

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