Quelques jeunes attablés à la table d’un café maure accouchent d’un club sportif : le Racing club de Seddouk. Leur objectif : installer Seddouk au centre de la planète-foot et permettre ainsi aux jeunes de s’adonner au nouveau sport à la mode.
Parmi les membres-fondateurs, un homme auquel les générations montantes doivent beaucoup et qui va marquer de son empreinte l’existence de ce club. Il s’agit de Da Abderrahmane, encore en vie, et qui a eu le mérite de se charger à l’époque des formalités d’usage ayant débouché sur l’obtention du premier agrément marquant la naissance d’une société sportive symbole de toute une région, qui a donné, depuis lors, la chance et la joie à des générations de footballeurs de taper sur un ballon ; certains ont même bien réussi leur carrières, à l’image des frères Kadi et de Benacer. Qu’était-il advenu de ce club mythique, cette saison ?
Après une première manche du championnat de la Régionale III/GA, tumultueuse pour le onze seddoukois, qui n’a fait qu’accumuler défaite sur défaite à l’extérieur comme à l’intérieur sur les 15 rencontres jouées ; seulement trois résultats positifs ont été réalisés à domicile : deux victoires et un match nul et les 12 restantes sont toutes des défaites. Les poulains du président Kebbi ont tout intérêt à se ressaisir pendant la deuxième manche en capitalisant un maximum de points dans leur escarcelle. Placés en redressement depuis l’arrivée du coach Bounzou, venu d’ailleurs en sauveur, les Seddoukois, durant les dernières rencontres du premier half, ont montré de meilleures dispositions à relever le défi, pourquoi ne pas y croire ? Reste à savoir dans quel état de fraîcheur mental et physique seront les camarades de Bensikhaled pour pouvoir continuer sereinement la suite de ce championnat ? Il faut le dire et le redire, ils doivent chasser leurs idées noires de leur esprit, se rassurer et renouer avec les victoires s’ils veulent encore espérer garder les chances de se maintenir dans ce palier. Avec un peu d’effort, ils y arriveront ! Les dirigeants sont à féliciter d’ailleurs pour leur engagement et leur détermination à mener à bon port leur équipe, malgré l’absence criante de moyens. Ils essayent seuls de sortir leur équipe de la toile de précarité qui la tient prisonnière depuis le début du championnat, précarité, qui risque de faire disparaître le rêve de centaines de jeunes Seddoukois très attachés à leur club-fétiche. Une lutte implacable et de longue haleine que mènent ces responsables qui n’ont cessé de crier leur détresse en frappant à toutes les portes des autorités locales auxquelles ils développent la situation amère qu’ils endurent. Mais l’écho souhaité des instances locales qui régissent le sport tarde à venir.
ll faut souligner encore une fois que le football à Seddouk est malade et avec lui la société juvénile qui l’héberge et dont il reflète le désarroi. Le drame que vit actuellement le RC Seddouk dont il a fait l’objet par ceux qui sont chargés de promouvoir le sport en général dans la commune et le football en particulier est dans un triste abandon. Avant toute chose, il faudrait que le football dans cette commune soit soustrait du champ de gravité des tensions politiques et il faudrait aussi qu’il y ait des actes qui parlent plus fort que les mots. Voilà la clé de la réussite si l’on veut former une équipe compétitive qui pourra représenter dignement et fièrement la région.
L. Beddar
