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Le réseau téléphonique otage d’une mafia

n Voilà que c’est devenu très fréquent, dans la localité de Larbaâ Nath Irathen le vol de câbles téléphoniques, entraînant de fait la suspension de toutes les communications. Plusieurs villages sont concernés par “ce massacre”, Azouza et Aït Atelli entre autres, et même la commune limitrophe d’Irdjen est victime de ce genre de vol et ce, à plusieurs reprises.

Tout porte à croire que ces vols sont perpétrés par des bandes spécialisées qui agissent la nuit et n’hésitent pas à s’attaquer à des câbles d’importante capacité qu’elle coupent à la hache et à la scie. Cette hypothèse est davantage plus crédible lorsque l’on prend connaissance des quantités très importantes dérobées à chaque fois ; près de mille mètres lors du dernier vol à Azouza, il y a de cela près de deux mois et plus de 400 m à Irdjen. Mais le phénomène est loin d’être limité à la région, puisque l’appétit du cuivre est répandu à travers tout le territoire national. C’est ainsi que pour obtenir 1 kg de cuivre, il faut incinérer environ 20 m de câble. Le cuivre récupéré est ensuite vendu pour être transformé en œuvre d’art et bijoux.

Dans l’impossibilité de surveiller tous les câbles téléphoniques de la région, ajoutant à cela le manque de services de sécurité, ces maffieux agissent en toute quiétude, entraînant ainsi le gel des communications, comme c’est toujours le cas au village Iazouzen où le bureau de poste reste lui aussi en otage, ainsi que celui de Taourirt Amokrane où le réseau est des plus médiocres.

K. Fridi

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