Les tristes évènements qu’a vécus le lycée Si Hacène Outaleb n’ont pas laissé indifférents les parents d’élèves qui se sont réunis ce jeudi 1er janvier 2007 à 10h au sein même de l’établissement.
Les travaux, qui ont porté sur le renouvellement du bureau de l’association des parents d’élèves ont été rehaussés par la présence de M. Nacer Tabèche et Kaci Aïssa Lounès, respectivement maires des communes d’Ath Yanni et d’Iboudrarene.
D’emblée, les parents condamnent les actes de violences qui ont sévi dans l’établissement scolaire. Ils insistent, par la suite, sur la nécessité de doter l’association d’une assise organisationnelle a même « d’accompagner l’administration et le personnel pédagogique du lycée dans leur travail ». Ce faisant, ils n’omettent pas de préciser que « l’enceinte éducative doit être humanisée ».
Dans son intervention,
M. Lounès Kassi Aïssa indique : « Nous portons ensemble la responsabilité de ce qui s’est passé. Si nous sommes ici aujourd’hui c’est pour essayer de dégager un cadre organisé qui puisse nous permettre de réunir les meilleures conditions possibles pour nos enfants et ce afin qu’ils puissent étudier et décrocher les résultats que nous leur souhaitons ». Et de préciser : « Les élus, l’administration du lycée, les professeurs et parents d’élèves doivent conjuguer leurs efforts pour porter, à bras le corps, les doléances des lycéens ».
Pour sa part, M. Nacer Tabèche abonde dans le même sens : « Ce qui s’est passé ne doit pas prendre des allures autres que celle d’une rixe entre deux lycéens appartenant au même lycée. Ceci dit, les lycéens viennent de nous administrer une leçon de fraternité et de nationalisme car dans leur déclaration (remise à M. Mekacher le jeudi 25 janvier 2007), ils ont insisté sur le fait que nous sommes frères et que nous le demeurons ». Il renchérit : « Il ne faut pas oublier que ce lycée porte le nom d’un chahid, celui de Si Hacène Outaleb ». Même son de cloche chez M. Lahlou Abd El Madjid, directeur d’école, qui raconte : « Quand cet établissement était un collège, il devait porter le nom de l’un de deux martyrs, en l’occurrence M. Labraoui et Kroubi qui sont tous les deux d’Ath Yanni. Cependant, le choix s’était porté sur Si Hacène Outaleb qui est originaire d’Aït Toudert. Ceci montre, suffisamment, que cet établissement a fait siennes les notions de patriotisme et de fraternité depuis des décennies ». De telles paroles font ruisseler un cours de nostalgie sage qui se meut en fleuve ou coule notre histoire commune, qui rappelle à chacun les liens de sang qui se sont tissés au fil des siècles sur ce sol « bourré de valeurs ancestrales ». Ceci fait dire aux uns : « La sagesse ne se trouve pas uniquement chez les adultes ; elle est aussi chez les enfants et les adolescents. Et aux autres de répliquer : « Nous devons apprendre à écouter nos enfants car ce sont eux les hommes de demain ». Ainsi, les parents des lycéens qui s’étaient accrochés, se sont levés et se sont donné l’accolade en guise de rejet de toute velléité de prendre prétexte de se qui s’est passé au lycée pour faire passer des considérations autres que l’intérêt des lycéens.
La réunion s’est soldée par le renouvellement du bureau de l’association des parents d’élèves, dont M. Laceb Rachid, parent d’élève et fonctionnaire à l’APC d’Iboudrarène, est le nouveau président.
M. S. Loucif
