L’ouverture du lycée est compromise

Les travaux de ce projet ont démarré en 2005 sur les chapeaux de roues et la réalisation des gros œuvres ont été menés tambour battant, ce qui a valu à l’époque aux entreprises intervenant sur ce projet l’admiration de toute la population locale qui a suivi de près leur avancement. Les contours d’un véritable chef-d’œuvre en matière architecturale ont commencé rapidement à prendre forme. Malheureusement, ce rythme fort appréciable n’a pu être maintenu par les entreprises intervenant sur les « lots secondaires » qui accusent un retard considérable. Ce nouveau lycée qui devrait ouvrir ces portes en septembre 2007, risque de garder ses portes… closes même en septembre 2008 si rien n’est fait dès maintenant pour accélérer les travaux des VRD, peinture, vitrerie, carrelage, électricité, la plomberie et enfin l’aménagement des laboratoires. Pour certains de ces lots, les travaux n’ont même pas démarré. L’intérêt que porte la population à ce lycée n’explique pas les contraintes quotidiennes que rencontrent les lycéens et leurs parents et dont la majorité disparaîtront avec la mise en service du lycée de Saharidj, telle que l’énorme pression qui s’exerce sur les faibles moyens de transport scolaires dont dispose l’APC et qui ne prenne en charge actuellement que la moitié des lycéens, soit uniquement les filles ; les garçons quant à eux doivent se débrouiller pour rejoindre le lycée de M’chedallah distant de plus de 15 km des villages situées sur les montagnes. La deuxième contrainte qui disparaîtrait est l’autre pression exercée sur les lycées de M’chedallah surchargés, particulièrement celui de Ben Badis où sont orientés plus de 80% des collégiens de Saharidj admis au BEM.

C’est avec un grand soulagement que les citoyens de Saharidj ont accueilli la décision concernant la réalisation de ce lycée lors de la première visite effectuée dans la localité par le wali après les évènements qui ont secoué la Kabylie, ce responsable a été longuement ovationné lors de l’annonce de ce projet. Hélas, la déception commence à se lire sur les visages à cause de ce retard qui risque de s’allonger encore davantage si rien n’est fait pour lancer les lots restants et accélérer ceux en cours de réalisation.

Le lycée de Saharidj, à cette cadence actuelle des travaux, ne sera jamais livré et prêt pour la prochaine rentrée qui interviendra dans moins de 8 mois, sauf intervention du maître de l’ouvrage (l’académie) et les autorités locales. Notons que même sur ce volet gros œuvres, le mur de clôture et les barraudages ne sont pas encore lancés, alors que les logements d’accompagnement sont à la phase des finitions.

Omar Soualah