Olympique de Sidi Aïch : pratique et perspective

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Quel que soit le genre d’activité sportive considérée, les clubs sportifs sont le lieu tout indiqué pour trouver des athlètes de qualité ou de valeur, capables de se hisser au rang de l’élite nationale et disputer même des titres à l’échelle mondiale.

Le sport, comme discipline continuellement pratiquée, est toujours une aventure fascinante pour les jeunes adeptes et émules, ceux-là mêmes qui rêvent d’atteindre la dimension épique de leur idole sportive.

D’un certain point de vue — qui est le nôtre — et s’agissant de jeunes et moins jeunes, le sport est une activité complémentaire à l’éducation : il permet l’intégration et l’épanouissement de l’individu en son milieu social, et apporte une harmonie au double plan individuel et social, ainsi que l’on peut expliquer par le savoir-vivre. En parlant de disciplines sportives dites “arts martiaux”, nous voulons d’abord, au plan idéal, écarter toute idée d’agressivité car, bien au contraire, à force de fréquenter les dojos, on perçoit une formidable harmonie à travers ces sports ; quant aux compétitions de combat, une réglementation aussi stricte que claire a toujours existé afin d’éviter tout accident ou incident fâcheux.

Ceci dit, il faudra que ces clubs sportifs bénéficient d’une subvention et trouvent des sponsors parmi les sociétés économiques, sinon les horizons resteront toujours moins clairs pour des milliers d’athlètes.

En dissertant essentiellement sur le club de karaté do, dénommé “Olympique de Sidi Aïch”, on peut assurer que l’aide apportée jusque-là par les autorités locales et wilayales a permis la continuité de l’exercice de cette discipline au sein du même club pour des dizaines d’enfants de Sidi Aïch et de sa région, entre lesquels se trouve une élite participant à des compétitions régionale et nationale, ce qui est à l’honneur de M. Benmamar, entraîneur de la même section. Questionnés à diverses occasions, les bénévoles du comité-directeur de ce club affirment tous que leur objectif est d’arracher à la rue des centaines d’enfants de Sidi Aïch, d’œuvrer à la formation de citoyens équilibrés, de donner le meilleur visage possible pour la ville de Sidi Aïch par le biais de ses enfants.

Cependant, le “karaté do” n’est pas subventionné au sein de Sidi Aïch et les seules cotisations des athlètes ne suffisent pas pour ainsi assurer le règlement des frais dus aux différentes compétitions, à l’achat de matériel nécessaire à l’amélioration de la qualité de l’entraînement et du rendement des athlètes.

L’absence de sponsoring laisse le problème tel quel, alors que la pratique du karaté do ne peut indifféremment se suffire de l’existence du seul tatami, sans un matériel de musculation important au développement de la condition physique pour ainsi ne pas désavantager les athlètes Sidi Aïchois devant leurs semblables pendant les compétitions.

Par ailleurs, les démarches effectuées par le comité directeur auprès des autorités locales et wilayales semblent trouver une oreille attentive, ce qui s’explique par l’acceptation de délocaliser les bureaux de l’inspection des cantines et du français (niveau primaire), sis à l’intérieur du dojo, vers des locaux plus adéquats avec l’idée d’apporter une amélioration pour l’édifice au sens, par exemple, d’empêcher le dégoulinement d’eau de pluie en son enceinte, en temps pluvieux.

M. Haddar un ancien du comité-directeur, a laissé entendre qu’une fois la décision prise par les autorités concernant ce local sera mise en pratique la perspective d’ouverture d’une seconde section pour le judo et qui sera traduite dans la réalité.

Ce qui permettra la récupération du maximum de jeunes et laissera espérer un meilleur visage pour la ville de Sidi Aïch.

Nadour Youcef

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