l De jour comme de nuit, emprunter la traverse dite « route de Akkar » c’est risquer de se faire renverser par des chauffards à tout instant. Si les accidents survenus jusqu’à maintenant n’ont fait que des blessés légers, le pire-on n’ose y penser-n’est pas à écarter. Le chemin est des plus fréquentés par des citoyens se rendant en ville ou à la cité des 146 Logements où se trouvent un centre de santé et les bureaux de la CNAS. Les plus vulnérables sont incontestablement les élèves qui rejoignent le lycée Ben-Boulaïd en longue procession si compacte qu’elle déborde sur la chaussée. Ils sont constamment menacés par des imprudents qui confondent une rue et un circuit de formule 1. C’est sous nos yeux qu’un adolescent a été percuté par une voiture roulant à vive allure. Heureusement qu’il y a eu plus de peur que de mal. Ce tronçon de route reliant la RN 15 à la RN 71 est, paradoxalement, devenu la traverse la plus dangereuse de la région depuis qu’elle a subi des travaux de bitumage. Comment ne le serait-elle pas lorsqu’on sait qu’une fois le goudron terminé, personne ne s’est inquiété de l’aménagement des accotements. Par manque de drainage des eaux pluviales, ces derniers sont devenus impraticables pour les piétons qui se rabattent sur le bitume. Si jusqu’à présent les accidents qui s’y sont produits ne sont pas graves, rien ne dit que la route est sécurisée. Des ralentisseurs au niveau du lycée seraient les bienvenus et la population s’en réjouirait.
Nacer B.