La Dépêche de Kabylie

La distribution de l’eau potable laisse à désirer

Les citoyens de certains villages relevant de la commune d’Aït Khelili ne comprennent pas la manière avec laquelle les services de leur commune procèdent à la répartition de l’eau potable à travers les 11 villages que compte la municipalité. En effet, cette commune, qui compte plus de 13 000 habitants et qui est raccordé au réseau d’alimentation en eau potable à partir du forage de Tassift aux limites territoriales avec la commune de Souamaâ et dont le centre de pompage est implanté au village de Sahel, fait face à une distribution inconcevable du précieux liquide dont la population locale tarde à connaître le planning de répartition. Cet état de fait a fait monter le courroux des habitants des villages, notamment ceux où le produit se fait le plus désirer, à l’instar de Bouyala et d’Agoulmim, qui se sentent lésés dans la répartition de ce précieux produit. Si lors de la période estivale, l’argument avancé à chaque fois par l’exécutif communal devant les citoyens contestataires a trait au manque de débit, les habitants en attente de l’amélioration de la situation après la fin de la saison des grandes chaleurs ne comprennent pas comment la situation s’est encore empirée en pleine période hivernale où le liquide n’atteint, dans certains villages, à l’instar du chef-lieu, Agoulmim les robinets en moyenne qu’une fois par… mois. Cela au moment où d’autres villages ne souffrent guère de cette pénurie et où l’eau coule régulièrement dans leurs robinets, ce qui exacerbe plus les citoyens « marginalisés ». Même les services de l’Algérienne des eaux (ADE) de Mekla ne veulent pas prendre ce problème de distribution d’eau potable en charge et ils remettent la balle à l’APC d’Aït Khelili qui, à leurs yeux, est la mieux indiquée en l’état actuel pour gérer la distribution du produit. Selon les responsables sur cette EPE, d’autant que la commune n’a pas procédé à la pose de compteurs aux consommateurs, les services de l’ADE ne peuvent pas intervenir dans l’opération de gestion de la distribution de l’eau. A rappeler que le village de Megheira demeure le seul de la municipalité où la consommation de l’eau est facturée et la pose de compteurs effectuée depuis le début des années 90. Dans tous les autres villages, cette procédure tarde à voir le jour et les deux parties concernées (APC et ADE) continuent à se renvoyer la balle, au grand dam des citoyens.

Ces derniers espèrent que l’ordre sera établi dans la gestion et la distribution de ce précieux produit afin que toute la population puisse profiter de ce produit ô combien vital.

M. M.

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