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Des habitations coloniales vétustes

Inexplicable est la situation des familles qui habitent depuis l’ère du colonialisme français des habitations abandonnées. En effet, il s’agit d’une douzaine de familles qui vivent, depuis belle lurette, dans des conditions précaires. Lors de notre déplacement, nous avons constaté de près l’état de ces « Algériens et Algériennes qui ne savent plus à quel saint se vouer » pour que leur appel de détresse soit pris en charge par les pouvoirs publics. Des maisons qui constituent un danger permanent pour la vie des familles. « Je vis avec mes 8 enfants dans deux pièces et personne ne se soucie de notre problème, que ce soit les autorités locales ou autre », a annoncé un citoyen en colère.

Ce même citoyen, selon ses dires, habite cette maison depuis 1957. Il enchaîne : « J’ai formulé un dossier de logement datant de 1972 et depuis cette date aucune suite n’a eu lieu : c’est comme si nous n’étions pas des Algériens ».

A souligner que ce groupe d’habitations est implanté à quelques mètres du siège de la mairie d’Ath Laâziz. Non loin, un autre cas qui a suscité notre attention : une maison qui constitue un danger pour la vie de ses occupants. Il s‘agit d’une veuve avec ses 7 enfants, lesquels souffrent le martyre. Au début, cette malheureuse croyait que nous étions venus lui annoncer qu’elle était bénéficiaire d’un logement, mais lorsque notre guide lui a annoncé que nous ne sommes que des gens de la presse, la vieille, les larmes aux yeux, nous a dit : « Je sais et je suis convaincue que personne ne va s’inquiéter de notre état ».

La vie de quelques familles de Bezzit-centre demeure toujours en danger. Aux pouvoirs publics de procéder à une solution immédiate.

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