Après 17 ans d’existence, les travaux du 3e congrès du RCD se sont ouverts, jeudi, pour s’achever, hier, avec trois ans de retard sur le calendrier initial. Sans surprise, Said Sadi a été reconduit pour un nouveau mandat. Ce congrès avait des allures d’assemblée générale tant il semble avoir réuni l’ensemble des militants du parti (2114 congressistes).
Saïd Sadi, ‘’président sortant’’ du RCD, a, prononcé devant les congressistes et les invités, un discours-bilan axé sur moult questions d’ordre politiques et économiques. « La pluralité a vocation à explorer au mieux les possibilités des solutions qui s’offrent à un pays, en vue de parvenir au consensus et non à mener au déchirement ou à l’exclusion », a-t-il déclaré. Tout en appelant le pouvoir à « un débat sérieux », Sadi dressera un constat de l’actualité du pays par des phrases lourdes de sens. « L’opposition a pu être impatiente. Le pouvoir a sans doute été trop lent. Seul un débat sérieux, sincère et responsable peut aider la nation à trouver la juste voie. C’est, d’ailleurs, l’un des messages de ce congrès. J’espère qu’il sera entendu », dira l’orateur.
Le pluralisme politique, la question identitaire, l’ouverture économique, les divergences politiques, culturelles, linguistiques et ethniques, ont été également autant de thèmes sur lesquels s’est attardé le président du RCD, qui a, à l’occasion, rappelé que le multipartisme « a été la consécration des différentes luttes qui combattaient le recours à la violence comme étant l’ultime moyen d’arriver au pouvoir ».
Le leader du RCD a également insisté sur l’urgence d’instaurer un Etat unitaire régionalisé. Selon lui, la grande majorité des propositions de sa formation peuvent constituer un compromis pour un débat transpartisans et, éventuellement, déboucher sur un programme alternatif consensuel qui pourrait meubler une phase transitoire à définir. « Une diaspora en nombre et en qualité appréciable peut accompagner ce projet, si une représentation nationale légitime- l’associe dans son programme », enchaîne-t-il. C’est dire que « l’Algérie, en dépit de nombreux gâchis, a les moyens nécessaires pour la maîtrise de son devenir et de son rayonnement régional et international », a-t-il encore renchéri.
Par ailleurs, il convient de noter que la journée d’hier a été consacrée aux débats et à l’élection du nouveau conseil national. Notons qu’au passage, plusieurs personnalités politiques ont été conviées, certaines sont même intervenues à ce congrès. Il s’agit entre autres des ex-chefs du gouvernement, en l’occurrence, Sid-Ahmed Ghozali, Mokdad Sifi, Ahmed Benbitour, l’actuel chef de l’Exécutif, Abdelaziz Belkhadem, Ali Yahia Abdenour, ex-président de la LADDH, la veuve Abane ainsi que des représentants de partis politiques algériens ou étrangers, notamment français, italiens, marocains et tunisiens.
Z.D.
