l “De nos jours un chanteur ne peut pas se suffire de cassettes ou de CD mp3, le vidéo-clip est devenu incontournable”. A presque cinquante ans, Sadji Madani ce fils de Tizi-Tifra voit son avenir artistique tracé devant lui. “Ce n’est qu’un début”, nous avoue-t-il, “j’ai encore beaucoup de flèches dans mon carquois, et je compte bien les utiliser” ajoute-t-il. Auteur de deux albums Afus et Allez la jeunesse, qui n’ont pas eu l’écho qu’il souhaitait, il compte leur rendre justice en leur donnant un coup de jouvence à travers le vidéo clip. La boite qui s’est chargé de tourner les séquences des clips s’est déjà déplacée dans son village natal où elle a filmé pas mal de plans. “Mes passages à Canal Algérie, Chaîne II et radio Soummam n’ont pas provoqué vers mes cassettes le rush que j’attendais… Enfin, je sais qu’un clip vaut mieux qu’un long discours !”.
Avec des rimes et des notes plein la tête, Sadji Madani attend patiemment son heure de gloire. Sûr de son art, convaincu de la “potabilité” de ses musiques et de ses textes poétiques, il croit dur comme fer que les vrais mélomanes s’intéresseront tôt ou tard à son travail.
Boualem B.
