Leur déception s’explique par le fait que cette lourde chute soit intervenue dans une phase où ils croyaient pourtant qu’une nouvelle étape avait été entamée depuis déjà quelques semaines. Un match de premier ordre face à la JSMB et une éclatante victoire, une semaine plus tard, face à l’AS Khroub avaient, en effet, redonné l’espoir à toute la famille des Vert et Noir, mais voilà que la défaite face à l’USM Annaba vient peut-être remettre en cause ce regain de santé…
Pour pouvoir se remettre au plus vite de ce revers, le staff technique doit absolument faire son autocritique pour tirer les enseignements nécessaires de cette débâcle afin d’y remédier au plus vite, 36 points sont encore en jeu et le sauvetage est toujours possible.
Pour les observateurs, l’euphorie a joué un mauvais tour aux poulains de Mehdaoui, ils estiment que l’équipe et son staff technique ne sont pas encore redescendus sur terre après leur victoire face à l’ASK, la semaine dernière, le 5-2-3 adopté lors de cette confrontation est plus que suicidaire, même si théoriquement dans la tête des entraîneurs c’est un tout autre système que celui qui a été mis en place. La répartition des joueurs sur le terrain conforte la théorie du 5-2-3 car Berrani qui a été aligné en milieu récupérateur n’a joué que le rôle d’un deuxième stoppeur à côté de Akloul, juste devant Bounekdja qui lui a joué en couverture. Feghaoui et Abdelli ont quand à eux évolués en arrières-latéraux. Au milieu du terrain, Hachi et Rouaghia n’ont rien pu faire à eux seuls, face au surnombre annabi dans le secteur de jeu, d’où la facilité dans le jeu des hommes de Latrèche qui se sont permis le luxe d’offrir un spectacle. Sur le plan offensif, trois attaquants ont été alignés inutilement car aucune occasion de but n’est à signaler du côté bédjaoui. La raison en est toute simple, ils étaient tous les trois isolés, Ali Hadji à droite, Rahiche en pointe et Benchergui en pointe de l’attaque.
D’ailleurs, l’on ne voit pas vu son poids et son manque de compétition, comment ce dernier pouvait constituer un danger pour les défenseurs de l’équipe adverse, d’autant plus que son équipe qui évolue à l’extérieur est censée automatiquement être dominée. En somme, il semble que le coup des Bédjaouis a été très osé car il fallait, face à un adversaire qui leur est supérieur sur tous les plans, jouer la prudence : attendre derrière en fermant les espaces et procéder par des contres avec un attaquant de pointe agile…
Amine Kaci
